Finie la comédie – Donald Westlake

Peu après la guerre du Vietnam, le comique Koo Davis est enlevé par un groupuscule révolutionnaire prêt à tout pour ne pas sombrer dans l’oubli. Koo était un habitué des tournées de soutien aux troupes et un grand ami des militaires.

Ce roman de Donald Westlake change des précédents que j’ai lu de lui, ici nous quittons l’univers de John Dortmunder pour une plongée dans l’Amérique des contestataires, peu après les évènements des années 60 un groupe de militant révolutionnaire qui souhaite poursuivre le combat kidnappe un humoriste de droite, favorable à la guerre et ami des Républicains.

L’intrigue est haletante, nous partageons la vie de ce groupe terroriste, les personnages sont variés, on suit avec intérêt les avancées de l’enquête menée par le FBI pour récupérer Koo Davis.

L’humoriste kidnappé est très crédible, j’avais l’impression que c’était basé d’une histoire vraie. Ancien participant des spectacles accompagnants les militaires au combat, Corée, Vietnam… etc, Koo Davis se décide à un moment dans sa carrière de faire des blagues sur la politique, sur la guerre. S’attirant ainsi une étiquette de comique de droite.

Prisonnier dans une pièce souterraine, Koo Davis voit par sa seule fenetre l’intérieur d’une piscine, où nage tous les jours une femme nue. Se sentant proche de la folie Koo Davis tombera aussi malade, il a besoin de prendre  ses médicaments pour que son estomac fonctionne. Les terroristes n’auront pas le choix de demander de récupérer les médicaments, Koo Davis était condamné à mourir s’il ne les prenait pas.  A partir de ce moment là rien ne se passera comme décidé.

Le roman est bien écrit, se lit très vite, avec des flashbacks pour découvrir des souvenirs de Koo Davis lorsqu’il accompagnait des militaires en Corée, et qu’il rencontrait un jeune déserteur qui partageait les mêmes idées que les militants révolutionnaire qui l’ont kidnappé. A cela s’ajoute des révélations en cascade autour de la paternité…

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