L’homme de la montagne – Joyce Maynard

51bq4vtd81l-_sx303_bo1204203200_Été 1979, Californie du Nord. Rachel, treize ans, et sa sœur Patty, onze ans, se préparent à passer leurs vacances à vagabonder, rêvant d’inattendu. Et l’inattendu arrive. Effroyable, une succession de meurtres de jeunes femmes, tuées dans la montagne selon un même mode opératoire : la chasse à l’Etrangleur du crépuscule commence. L’inspecteur Torricelli, le père des fillettes, dirigera l’enquête. Trente ans plus tard, Rachel raconte : la traque épuisante, leurs vies suspendues, et ce jour où les deux sœurs se sont retrouvées face à l’étrangleur…

Joyce Maynard m’a fait penser à R.J Ellory pour la création de ses personnages, des situations et de l’ambiance. Avec un personnage de jeune pré-adolescente américaine, Joyce Maynard m’a totalement convaincu. Son héroïne est extraordinaire.

Se situant vers le Mont Tamalpais, la petite ville où grandit Rachel lui permet de vadrouiller en toute liberté, sans limites, avec sa petite sœur Patty. Jouant dans la montagne, observant le monde et les gens autour d’elles, regardant la télévision depuis le jardin des voisins, elles inventent les dialogues des films qu’elles regardent en version muette. Débordantes d’imagination, les filles adorées de leur père, un flic, aux origines italiennes, qui aime les femmes.

Le roman de Joyce Maynard se concentre sur la vie des filles plutôt que sur l’enquête. C’est agréable pour une fois de découvrir la vie des enfants des policiers. Étant centré sur l’histoire des filles, Rachel et sa sœur, nous observons l’enquête sous des yeux innocents.

Filles solitaires, n’ayant pas beaucoup d’amies, l’enquête de leur père leur donnera une grande importance dans le regard des autres, avides d’informations. Haussant de fait leur statut social, l’enquête sera tellement difficile que les filles verront malgré tout leur père dépérir, perdre son assurance, souffrir de voir ces femmes assassinées sous ses yeux. Sans rien pouvoir faire…

Rachel aura donc envie de sauver son père et de l’aider à coffrer le tueur.

Le livre est en deux périodes, la première, principale, les années 79 puis, plus tard, lorsque Rachel est devenue une célèbre écrivaine. Un roman magnifique, un portrait d’adolescente qui mérite totalement le détour. Des rebondissements, des secrets… des histoires de lacets… bref un cocktail gagnant pour ce très Beau livre.

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