Les visiteurs 3, La révolution – Jean Marie Poiré

124820.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxBloqués dans les couloirs du temps, Godefroy de Montmirail et son fidèle serviteur Jacquouille sont projetés dans une époque de profonds bouleversements politiques et sociaux : la Révolution Française… Plus précisément, la Terreur, période de grands dangers pendant laquelle les descendants de Jacquouille La Fripouille, révolutionnaires convaincus, confisquent le château et tous les biens des descendants de Godefroy de Montmirail, aristocrates arrogants en fuite dont la vie ne tient qu’à un fil.

Après avoir tant attendu le troisième volet, il était inconcevable de ne pas y aller ! (comme je pense les 2 millions de personnes qui l’ont vu pour l’instant). Même si les critiques étaient vraiment négatives, et même si le duo Clavier Reno a considérablement vieilli !

Au final, je ne suis même pas déçu ! C’est l’avantage d’aller au cinéma sans trop d’espoir. Je m’attendais à ce genre de film, avec des blagues pas très fines, sur l’odeur horrible des visiteurs, leur haleine, leurs pieds. Clavier et Reno un duo qui a pris de l’âge, mais qu’on retrouve quand même avec plaisir (un plaisir coupable peut-être d’aimer encore cet humour…).

Quelques très bons moments, au temps de la révolution française tous les hommes sont égaux, et Jacqouille la Fripouille est au même niveau que Godefroy de Montmirail. Les décennies se suivent et ne se ressemblent pas pour la Fripouille qui comprend que son maitre n’a pas tous les pouvoirs sur lui comme il le croyait. On sent qu’il prend plaisir à ce changement de mentalité, grâce à la citoyenne Sylvie Testud (un des seconds rôles les plus réussi -jeu d’acteur et personnage).

Pour les autres seconds rôles, comme certaines critiques le disaient il y en a trop. Beaucoup trop. Surtout dans le cercle intime des Montmirail de 1789. On n’a pas le temps et l’envie de s’attacher à eux. Avec deux personnages en moins, on aurait eu le temps de mieux construire le personnage de Karine Viard ou Franck Dubosc qui s’en sort presque, en défenseur de la révolution (pour être du bon coté).

Pas besoin d’en dire beaucoup plus sur ce film. On rit. Oui, d’un humour parfois redondant, il doit y avoir environ 10 fois la blague de l’haleine… Parfois on sourit avec des allusions aux précédents films. On n’a plus 10 ans (le public cible sans doute) mais j’ai quand même plutôt passé un bon moment devant ce troisième film !

En attendant bien sur le quatrième ! Y-aura-t-il une fin à cette histoire ?