La Part des Anges – Ken Loach

A Glasgow, Robbie, tout jeune père de famille, est constamment rattrapé par son passé de délinquant. Il croise la route de Rhino, Albert et la jeune Mo lorsque, comme eux, il échappe de justesse à la prison mais écope d’une peine de travaux d’intérêts généraux. Henri, l’éducateur qu’on leur a assigné, devient alors leur nouveau mentor en les initiant secrètement… à l’art du whisky ! De distilleries en séances de dégustation huppées, Robbie se découvre un réel talent de dégustateur, bientôt capable d’identifier les cuvées les plus exceptionnelles, les plus chères. Avec ses trois compères, Robbie va-t-il se contenter de transformer ce don en arnaque – une étape de plus dans sa vie de petits délits et de violence ? Ou en avenir nouveau, plein de promesses ? Seuls les anges le savent…

Récompensé par le prix du jury au festival de Cannes, La Part des Anges est un bijou, qualité made in The United Kingdom, on retrouve le meilleur du cinéma de Ken Loach, loin devant le décevant Looking for Eric.. Oui, vraiment décevant. Ici, les recettes du cinéma social de Ken Loach et de son compère Paul Laverty au scénario refont des merveilles, le quatuor de jeunes acteurs est attachant, un film émouvant et amusant !

Tout commence dans un tribunal, nos quatre héros vont y comparaitre pour des délits mineurs, de violence ou de vols, ils éviteront la peine de prison pour des heures de travail d’intérêt général. Voici nos quatre pieds nickelés obligés de repeindre un bâtiment avec leur éducateur Henri. C’est à ce moment là que la fiancée de Robbie commence le travail. Elle est enceinte, mais aucun membre de sa famille n’apprécie Robbie et ils préféreraient qu’il passe les dix prochaines années en prison. Battu et menacé devant la porte même de l’hôpital, Robbie va devoir trouver un moyen pour construire une vie de famille, et se reconstruire.

Son passé de délinquant est toujours présent derrière lui, dans son ombre, dans ses cicatrices, les entretiens d’embauches échouent à chaque fois à cause de son allure. Mais avec son éducateur, qui va l’initier à la dégustation du Whisky, il va retrouver l’espoir de construire un foyer pour son fils et sa femme, loin de toute la violence qui a miné son enfance.

L’espoir est mince, les dangers présent à chaque coin de rue. Le whisky sera-t-il son salut ?

Le point de départ de l’histoire est très intéressant, essayer de transmettre quelque chose à ces jeunes délinquants, c’est un vrai don de soi, et le personnage de Henri est l’un des plus touchants. Rarement nous avons vu chez Ken Loach autant d’humour, dans cette vie grise et dangereuse.

J’ai beaucoup apprécié retrouver les paysages de l’Ecosse, sublimée ici par la caméra et les personnages de Ken Loach. Ce film mérite sa récompense Cannoise. Un Ken Loach, grand cru.

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