L’écorchée – Donato Carrisi

«JE LES CHERCHE PARTOUT. JE LES CHERCHE TOUJOURS.» Sept ans après s’être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues. L’enquêtrice excelle dans son domaine. Peut-être parce qu’elle est incapable d’éprouver la moindre émotion. Ou peut-être parce qu’elle-même porte dans sa chair la marque des ténèbres. On a tous ressenti l’envie de s’évanouir dans la nature. De fuir le plus loin possible. De tout laisser derrière soi. Or chez certains, cette sensation ne passe pas. Elle leur colle à la peau, les obsède, les dévore et finit par les engloutir. Un jour, ils se volatilisent corps et bien. Nul ne sait pourquoi.
Bientôt, tout le monde les oublie. Sauf Mila.

Deuxième roman des aventures de Mila Vasquez en attendant un troisième volume probable ! Je suis un peu déçu par la tournure de ce second roman. On suit Mila qui travaille actuellement dans une unité pour rechercher les disparus, son ancien collègue du Chuchoteur Klaus Boris, maintenant Inspecteur vient la solliciter sur demande de sa hierarchie car il semblerait que le tueur d’un crime atroce soit justement un des « disparus ».

Quand cela se renouvelera plusieurs fois, après des crimes différents, sans liens les uns aux autres, les policiers penseront à des attaques terroristes, Mila Vasquez, qui entre temps a rencontré Simon un policier rejeté par ses collègues pour une vieille affaire, pense plutôt que l’origine des disparitions est la cause des crimes.

Essayant de retracer les disparitions des personnes plusieurs décennies plus tôt, Mila et Simon vont retrouver des éléments communs, tous les disparus ont pris des somnifères. D’indices en indices, les deux enquêteurs vont se concentrer sur ces pistes fragiles et anciennes pour comprendre l’origine du mal.

Encore une fois Donato Carrisi, exploite beaucoup la psychologie dans son roman, ici Simon a étudié l’anthropologie et analyse les comportements des individus. Est ce que faire le mal peut entrainer le bien ? Ou faire le bien peut entrainer le mal ? Il y a des bonnes idées dans ce roman et ce livre se lit très vite.

Je suis juste un peu déçu car on se lasse un peu du personnage de Mila, écorchée, tailladée, enfermée dans sa solitude et sa souffrance, Simon apporte une touche de nouveauté, qui fait penser souvent à Goran, dans Le Chuchoteur. Il y a beaucoup de retours en arrière et le livre précédent et souvent abordé. Ce tueur qui chuchotait pour convaincre des gens à tuer, est encore un peu présent dans le livre et le sera sans doute si il y a une suite. Le livre se conclut sur un tel climax qu’on est dans l’attente de la suite, même si on se lasse, les personnages sont bien créés, émouvants et humains qu’on a envie de savoir comment tout cela va se terminer. J’ai sans doute, comme souvent, lu les deux livres de façon trop rapproché.