La voix du violon – Andrea Camilleri

lavoixduviolonAlors qu’ils effectuent un déplacement, le commissaire Montalbano et l’un de ses hommes emboutissent malencontreusement une voiture garée devant une somptueuse villa. Embarrassés, les policiers tentent d’en informer le propriétaire du véhicule. Trouvant extrêmement curieux que personne ne réponde à la sonnette de la villa, Montalbano décide d’y revenir de nuit. Lors de sa discrète intrusion, il découvre le cadavre d’une jeune femme. Elle est rapidement identifiée : il s’agit de Michela Licazzi. Son mari est un riche entrepreneur de Bologne. Lorsqu’il est contacté, il révèle que Michela adorait cette vieille demeure et voulait la redécorer. Une amie proche de Michela, Anna, indique quant à elle qu’un certain Maurizio la suivait partout. Or, celui-ci a disparu…

4ème enquête de Montalbano, le deuxième que je lis et c’est toujours un régal.

Andrea Camilleri possède une telle panoplie de personnages savoureux, Montalbano en tête, en passant par Fazio, Cattarela, Mimi, et tous les autres qu’il a largement de quoi nous mijoter une enquête digne de ce nom. Le livre commence sur les chapeaux de roue, au volant de la voiture du service du commissariat, Guzzio et Montalbano emboutissent, en route pour un enterrement, une Twingo garée sur le coté.

Curieux, Montalbano va entrer avec son passe partout dans cette maison isolée, pour savoir qui est le ou la propriétaire de cette voiture. La solution sera vite trouvé, une femme morte sur le lit, nue, et étouffée. Montalbano ne pouvait pas appeler la police scientifique pour les premières expertises car il n’avait pas le droit d’entrer dans cette maison, du coup, il va demander à une amie, de faire un appel anonyme, pour annoncer le meurtre et faire intervenir la police. 

Moment savoureux du livre, lorsque Montalbano en route pour la maison, pour la deuxième fois, appellera la police scientifique avant même d’être arrivé. Sous les regards ahuris de ses collègues… 

Le personnage de Montalbano est comme ça, complètement givré, tenace, allant jusqu’au fond de sa « pinsée » pour dénouer l’intrigue, au son d’un violon mystérieux et d’une grande valeur. 

La voix du violon est une belle histoire, où l’argent joue comme souvent une part importante dans la mort, même quand l’amour est là. 

A coté de l’enquête, on connait de mieux en mieux ce commissaire, sa relation avec Livia, leur volonté d’adopter un garçon, leur amour, leurs oppositions. Une enquête qui se lit rapidement, le roman est plus court que le précédent. Mais suffisamment différent sur l’intrigue et sur les péripéties que l’on ne se lasse pas encore, on voit dans ce roman, la difficulté du commissaire de faire face à des ennemis qui peuvent être parfois des alliés. Montalbano a été sage dans ce livre, il n’a pas eu d’aventures extra-conjugales ! Chose rare, qu’il faut signaler…

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