Replay – Ken Grimwood

replayEn ce mois d’octobre 1988, Jeff Winston se trouve dans son bureau new-yorkais, et écoute sa femme lui répéter au téléphone :  » Il nous faut, il nous faut… » Il leur faudrait, bien sûr, un enfant, une maison plus confortable. Mais surtout parler. A cœur ouvert. Sur ce, Jeff meurt d’une crise cardiaque. Il se réveille en 1963, à l’âge de dix-huit ans, dans son ancienne chambre d’université. Va-t-il connaître le même avenir ? Non, car ses souvenirs sont intacts. Il sait qui va gagner le prochain Derby, et ce qu’il en sera D’IBM et d’Apple… De quoi devenir l’homme le plus puissant du monde, jusqu’à…

Publié en 1988 par un auteur aujourd’hui décédé, Replay, raconte une histoire peu banale. A sa mort Jeff retourne dans son lit d’étudiant, âgé de 18 ans, une vie nouvelle à recommencer. L’esprit rempli des connaissances du futur, l’assassinat de Kennedy, les accidents d’avion, de train, les paris sportifs, les grandes réussites industrielles et informatiques…
Armé de cette mémoire surnaturelle, Jeff pourra changer de vie, avec quelques bons placements et paris (sans risque) il pourra avoir beaucoup d’argent pour vivre la vie dont il rêve.

Jusqu’au moment fatidique… le fameux jour de sa mort. Car bien que la vie ait changé, sa mort reste la même. Cruel !

Et c’est parti pour une succession de Replay, plusieurs fois nous retournons dans le passé et la vie de Jeff se réécrit, souvent avec une sorte de lassitude. Il ne comprend pas.

Quand soudain dans les années 70, Jeff découvre un film inconnu tourné par Steven Spielberg, ce vieux briscard se rend alors compte qu’il n’est pas le seul. Cherchant à rencontrer l’autre répéteur, Jeff pourra peut-être enfin comprendre les raisons de cette aventure.

Le roman de Ken Grimwood est lassant. Nous avons vite fait le tour du procédé de replay et les nouvelles vies de Jeff nous laissent souvent insensible. On connait la fin, on sait qu’il y aura un recommencement. Vers le milieu du livre lorsqu’on rencontre Paméla, j’ai espéré un rebondissement et des péripéties mais au final très peu.

C’est un roman de science fiction trop peu intéressant, sans qu’il n’y ait d’explications pour ce phénomène qui se reproduit. D’ailleurs l’épilogue aurait pu nous faire craindre que Ken Grimwood écrive une suite, mais malheureusement pour lui il est décédé, sa mort fut définitive, il n’est pas revenu comme son héros.

Pour lire un bon roman de « retour dans le passé » je ne peux que vous conseiller l’excellent 22/11/63 de Stephen KING. Les américains, on dirait, éprouvent une véritable passion ou fascination, pour l’assassinat de JFK, et dés qu’ils ont la possibilité de revenir dans le passé dans les années 1960, ils essaient toujours de sauver leur président… Petit conseil d’ami, ce n’est pas toujours une bonne idée…

Publicités