Gone Girl – Les apparences – Gillian Flynn adapté par David Fincher

gonegirlA l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne signale la disparition de sa femme, Amy. Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à s’effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?

A l’occasion de l’adaptation de ce roman par un grand nom du cinéma, David Fincher, réalisateur de Fight Club et de nombreux autres excellents films, j’ai eu envie de lire le livre Les apparences écrit par Gillian Flynn, pour pouvoir mieux le comparer avec le film.

J’ai terminé le livre et tout en restant dans l’ambiance, j’ai immédiatement démarré le film.

Pour tenir 2h30 David Fincher a coupé, modifié, et un peu perdu de la force et de la puissance du roman. Ce roman m’a véritablement happé après les 300 premières pages, par son récit à deux voix, chapitre par chapitre. L’homme, Nick, vivant au jour le jour après la disparition et Amy, la femme (récit raconté par son journal intime écrit depuis plusieurs années). La construction du roman à la différence du film, permet plus de temps, plus de descriptions et d’aventures. David Fincher va à l’essentiel, éliminant ce qui considère superflu, gardant l’essentiel.

Pour un spectateur qui ne connait pas le livre, je pense que le film plaira, même s’il ne perçoit pas toutes les nuances, beaucoup de choses sont passées sous silence, et du coup la construction psychologique des personnages en prend un coup, surtout dans la toute dernière partie du film.

J’ai une nette préférence du coup pour le roman, comme souvent dans ces cas là, j’ai trouvé que Nick dans le roman de Gillian Flynn avait plus de corps, de présence, Ben Affleck en comparaison m’a semblé un peu absent. Dans le film comme dans le livre, le spectateur/lecteur découvre petit à petit les indices. Par cette chasse au trésor, nous sommes captivés. Lorsque tout s’enchaine, le lecteur est déboussolé et aurait besoin de temps pour reprendre ses esprits, revenir en arrière, déjouer les mensonges, les non-dits.

Au cinéma, ou devant le film, on n’a pas le temps de trop réfléchir à ce qu’on voit. Malgré une durée relativement longue 2h30, le film n’ennuie pas et garde intact l’intérêt éveillé du spectateur. Même en connaissant le fin mot de l’histoire le lecteur a envie de découvrir le regard du réalisateur pour les derniers plans qui promettent des grands moments.

Peut-être un peu trop déçu justement par la fin qui se termine un peu trop vite.

Gillian Flynn m’a captivé, il est fort probable que je découvre d’autres de ses romans, son style littéraire évolue en fonction des personnages, des héros qui ont la narration. J’ai beaucoup aimé les idées dans son roman, pas étonnant qu’il soit adapté par un aussi grand nom. Je m’attendais sans doute à une meilleure réalisation pour le film de Fincher. C’est le problème d’être un grand Nom, on doit toujours faire mieux…

 

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Une réflexion sur “Gone Girl – Les apparences – Gillian Flynn adapté par David Fincher

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