Babyboss – Tom McGrath

C’est toujours un choc de voir ses parents rentrer à la maison avec un bébé dans les bras – surtout quand il porte une cravate, qu’il se balade avec un attaché-case et qu’il a la voix d’un quinquagénaire ! Si Tim, 7 ans, ne voit pas d’un très bon œil ce «Baby Boss» débarquer chez lui, il découvre qu’il a en réalité affaire à un espion et que lui seul peut l’aider à accomplir sa mission ultra secrète…

Comédie familiale, Babyboss n’est pas extraordinaire mais réserve pourtant quelques belles surprises.

Prenant comme point de départ la question « d’où viennent les enfants ? », les créateurs de Babyboss présentent leur réponse féérique à cette question. Pour eux, dans une autre dimension, une entreprise, Babyco une multinationale qui cherche à gagner des parts de marché, quantifiée grace à la part d’amour que les bébés reçoivent. Les bébés ont depuis toujours eu une grosse part d’amour, mais depuis peu, une entreprise concurrente Puppyco leur reprend du terrain.

Leur nouveau chien va bientôt entrer sur le marché, et Babyco est complètement aux abois. Afin de découvrir le nouveau produit et tenter de contrecarrer les projets de Puppyco, l’entreprise va envoyer dans une famille un cadre de la société. Babyboss se retrouve ainsi projeté dans la famille des Tempelton, devenant le nouveau membre de la famille et surtout petit frère de Tim.

La rencontre entre les deux frères qui sont en affrontement dés le départ est vraiment bien vue, touchante et crédible. Le plus du film c’est sa part d’imaginaire, les enfants vivent dans un monde qu’ils créent eux mêmes, les parents les observent sans s’en rendre compte. De nombreuses scènes font le lien entre deux mondes, le monde réel, vu par les parents, et l’imaginaire, pirates sur des mers déchainées, pilotes de voitures de courses, combats contre les extraterrestres…

Babyboss est plaisant à regarder mais n’offre sans doute pas assez de lecture à destination des parents qui risquent de s’ennuyer un peu.

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