Django Unchained – Quentin Tarantino

Django_Unchained_PosterDans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.
Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…
Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…

Quentin Tarantino revient sur les écrans de cinéma avec un western. 

Pur et Dur.

Violent. Sanglant. 

Humain.

C’est une histoire d’amitié entre deux hommes, qui ont des intérêts communs. Dr Schultz a besoin de Django pour retrouver trois hors la lois, Django peut les reconnaître car il a été un esclave sous leurs ordres. De ce point de départ classique, de chasseurs de primes, Tarantino va une nouvelle fois bousculer les spectateurs, et en suivant les codes des westerns va réaliser un chef d’oeuvre.

Tarantino est un génie. Mais il n’est pas accessible pour tout le monde, son dernier film n’échappe pas à la règle, des films violents, sanglants, des personnages torturés qui souhaitent la vengeance. Le spectateur prend une grande bouffée de plaisir pendant les 2h45 (qui semblent passer très vite), chaque scène est un tableau. Les acteurs sont tous très convaincants, de Jamie Foxx à Di Caprio, sans oublier l’excellentissime Christoph Waltz qui une nouvelle fois apporte un rayonnement magistral au film. 

Comme dans Inglorious Basterds, dés la première scène, la première minute, le décor est planté. L’arrivée de ce chariot, où une une dent pendouille, se secouant à chaque secousse, on est immédiatement happé. Le sourire au lèvres on voit apparaître ce dentiste, qui trucidera avec un sang froid admirable un des deux marchands d’esclaves. D’autres scènes sont complètement hallucinantes  le regard de Tarantino, sa connaissance du cinéma nous trouve toujours des pépites.

Le film n’est pas ennuyeux, mais nous sommes parfois choqués par certaines scènes, où la violence est trop forte. Cette fois ci, on aurait voulu que Tarantino nous protège un peu, voir un homme se faire bouffer par des chiens, sous le regard amusé des propriétaires des esclaves, et voir une femme se faire fouetter, la violence était peut-être de trop à plusieurs reprises. Les combats dans Kill Bill étaient tous très stylisés, ici, trop crus. Au final on ressort du film avec une boule au ventre, heureux que cela se soit terminé. 

Attendant le nouveau Tarantino avec plaisir, si il pouvait maintenant s’amuser (et nous amuser) avec un genre moins violent… ça serait agréable !

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Une réflexion sur “Django Unchained – Quentin Tarantino

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