Le dernier Loup – Jean-Jacques Annaud

054682.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx1969. Chen Zhen, un jeune étudiant originaire de Pékin, est envoyé en Mongolie-Intérieure afin d’éduquer une tribu de bergers nomades. Mais c’est véritablement Chen qui a beaucoup à apprendre – sur la vie dans cette contrée infinie, hostile et vertigineuse, sur la notion de communauté, de liberté et de responsabilité, et sur la créature la plus crainte et vénérée des steppes – le loup. Séduit par le lien complexe et quasi mystique entre ces créatures sacrées et les bergers, il capture un louveteau afin de l’apprivoiser. Mais la relation naissante entre l’homme et l’animal – ainsi que le mode de vie traditionnel de la tribu, et l’avenir de la terre elle-même – est menacée lorsqu’un représentant régional de l’autorité centrale décide par tous les moyens d’éliminer les loups de cette région.

Paysages lointains et fascinants de la Mongolie. Terres sauvages, désertiques, le steppe, quelques yourtes par ci par là, les mongols vivent pauvrement, avec quelques chevaux, bœufs, moutons. Vivent dans la peur que les loups attaquent leurs troupeaux. Le chef de la brigade, sage et patient, comprend les loups, en les observant. Il les respecte.

La brigade récupère des gazelles tuées par les loups pour nourrir le village, en laissant suffisamment de gazelles aux loups pour que ceux ci ne s’en prennent pas aux moutons.

Deux jeunes étudiants chinois arrivent dans ce village, eux, de la ville, vont découvrir ce monde si différent. Ils sont là pour apprendre à lire aux enfants suite à la révolution culturelle de Mao. En même temps ils vont découvrir les coutumes ancestrales de ce peuple.

Fasciné par le monde des loups, par leur intelligence, le héros, souhaite en élever un, pour les étudier. « Pour vaincre son ennemi il faut le connaitre », reprenant une maxime du leader chinois. La présence dans ce loup dans un village d’éleveurs passe mal. La population se méfie.

Les loups sauvages vont se faire trahir par les humains, perdant ainsi leur réserve de nourriture. Affamés, ils s’approcheront de plus en plus des villages et des troupeaux. La haine des hommes pour les loups va grandir, devenir terrible.

Ce film est puissant. Magnifique dans certaines scènes. La poursuite entre les loups et les chevaux est tout simplement exceptionnelle. Le travail des dresseurs pendant tout le film est impressionnante. Les loups sauvages paraissent tellement intelligents, dans leur regard, leur attitude. Les hommes sont des bêtes, des monstres.

Le film fait la part belle aux paysages, aux éléments de la nature des plaines de Mongolie, la tempête, la neige, la glace. Ce peuple mongol vivant avec presque rien qui respecte la nature et les animaux est progressivement dépassé par la civilisation qui arrive, qui s’installe sur la steppe, qui construit, élève, travaille la terre.

Jean-Jacques Annaud, et toute son équipe, dresseurs, cadreurs, et tous les techniciens m’ont bluffé pendant ce film de deux heures qui m’a profondément touché.

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