La faille souterraine – Henning Mankell

faillesouteraineWallander débute sa carrière à 21 ans à Malmö. Il rencontre Mona, devient le père de Linda, et entretient déjà des relations orageuses avec son père fantasque qui n’accepte pas le choix professionnel de son fils. Chacune de ces cinq enquêtes est un mini roman qui révèle l’être éminemment humain qu’est Wallander. Malgré le coup de couteau qu’il reçoit dés sa première enquête, Wallander, qui est déjà guidé par son intuition dans ses enquêtes, cherchera toujours à s’approcher au plus près de l’homme pour mieux le comprendre, pour détecter ses failles et entrevoir les mobiles de ses actions meurtrières. C’est avant tout celui qui s’intéresse aux laissés-pour-compte de l’évolution sociale.

Pour close définitivement Wallander, il suffit de revenir à la source ; à l’origine. Un coup de couteau lors d’une mission en solitaire, alors jeune policier, cette blessure marquera Wallander à vie.

D’autres blessures prennent leurs sources dans les origines, la séparation avec Mona, sa femme, qui survient petit à petit dans les années 80, alors que Linda a grandi et devient autonome.

Linda qui se cherche, qui change d’avis sur son orientation. La relation également avec son père se redécouvre dans La Faille Souterraine, et notamment dans la dernière nouvelle, la plus longue et la plus intéressante, Pyramides.

Kurt Wallander devient notre Kurt, celui qu’on a lu et relu, depuis Meurtriers sans visages.

J’ai beaucoup apprécié la dernière nouvelle, Pyramides, qui raconte l’enquête autour d’un accident d’avion, avec en arrière plan, un voyage au Caire pour le père de Kurt. Cette enquête prend plus le temps de se construire, de se développer. On retrouve Kurt comme dans les romans précédents. Ses questionnements sur le monde, sur la météo, on découvre avec amusement que Kurt possède un pull par niveau de froid, à -4 il met celui ci, mais il en met un autre lorsque la température frôle le zéro… Kurt Wallander commence à perdre la ligne, la vie de célibataire commence à se faire sentir, repas mangés trop vite, trop gras, hot-dogs à 9h30… pas bon pour le régime, ce que lui fait remarquer la secrétaire du commissariat. Il dort mal, torturé par ses enquêtes.

Au final on sait qu’il finira bien, ou plutôt, pas trop mal, avec L’homme inquiet, qu’il réussira à survivre et ne se se prendra pas une balle ! Il est toujours aussi imprévisible et n’aime pas suivre les ordres, ne pas aller en mission seul… Malgré son coup de couteau, il continuera. Agira avec instinct dans toujours réfléchir aux conséquences.

Ystad a l’air d’être, dans les romans, une ville très animée, alors qu’en réalité, c’est plutôt un petit bourg très tranquille, loin des meurtres que l’on découvre dans la série de Henning Mankell.

Pour poursuivre l’aventure Kurt Wallander, car l’on n’a jamais vraiment envie de se séparer de lui, on poursuit en regardant la série télé de la BBC avec Kenneth Branagh. Deux saisons nous attendent. Une petite déception par rapport à la série, on ne reconnait pas beaucoup la ville d’Ystad, y étant allé récemment on espérait reconnaître des lieux, mais la série se centre plus sur les personnages que sur les lieux…

Une réflexion sur “La faille souterraine – Henning Mankell

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