L’échiquier du mal – Dan Simmons

Ils ont le talent. Ils ont la capacité de pénétrer mentalement dans notre esprit pour nous transformer en marionnettes au service de leurs perversions et de leur appétit de pouvoir. Ils tirent les ficelles de l’Histoire. Sans eux le nazisme n’aurait peut-être pas été cette monstruosité dont nous avons du mal à nous remettre, Lee Harvey Osvarald n’aurait peut-être pas été abattu par Jack Ruby, John Lennon n’aurait pas été assassiné devant chez lui, les fanatismes de tous ordres ne se réveilleraient pas de façon aussi systématique et nombre de flambées de violence, tueries, accidents inexpliqués, n’auraient peut-être pas ensanglanté notre époque. Car ils se livrent aussi entre eux, par  » pions  » interposés, à une guerre sans merci. A qui appartiendra l’omnipotence ? Sans doute à celui qui aura le plus soif de pouvoir.

Roman fleuve, roman fantastique… du niveau de Stephen King qui a d’ailleurs salué en Dan Simmons, son rival le plus redoutable… plus de 1000 pages (sur 4 tomes dans l’édition que j’ai lu), un travail titanesque de l’auteur, une plongée dans les ténèbres et la violence, la recherche du pouvoir, la manipulation.

Un livre qui donne parfois une violente envie de vomir, tant les actes sont hideux et choquants.

Le roman suit le destin de plusieurs humains (normaux) qui vivent un affrontement inégal. Saul Laskie, enseignant et psychologue revit sans cesse son passé. Enfermé adolescent dans les camps de la mort dans l’Allemagne Nazie, il retrouve dans ses rêves son pire cauchemar, un Oberst (colonel) de l’armée Nazie qui l’a utilisé lors d’une partie d’échec grandeur nature. Il l’a utilisé en pénétrant dans son esprit, contrôlant ses actes, ses mouvements, le faisant tuer par procuration…

Saul Laskie va rencontrer le shérif Rob Gentry, dans la ville de Charleston. Il proposera ses services pour aider à comprendre un terrible acte sanglant, qui a couté la vie à plus de 8 personnes, de toutes origines, sans liens entre elles. Natalie Preston est la fille d’une des personnes assassiné. Elle s’associera avec le shérif et le psychologue pour retrouver le meurtrier de son père.

Le challenge sera de taille, il faudra en effet beaucoup d’énergie pour les affronter. Beaucoup de rebondissements, jusqu’à la dernière page.

Au début du livre on rencontre un trio, Mélanie Fuller, Nina Drayton et Willi Borden, ces trois là sont pire que la peste, le choléra et le sida réunis ! Par un jeu malsain entre eux, une compétition, ils joueront avec la vie d’innocents. Les contrôlant, les possédant, les faisant devenir des « zombies » servant leurs intérêts. Autour d’eux graviteront d’autres « puissants », des responsables du FBI, riches financiers, évangélistes, tous possédant le Talent.

Les fourmis « humaines » s’agiteront, tomberont, se relèveront pour de nouveau tomber.

Le livre est brillant mais il souffre parfois de trop d’exagération, trop c’est trop je me suis dit à plusieurs reprises mais on ne peut pas arrêter. On continue. Toujours. Après les 1000 pages et quelques on a envie de savoir ce qui va se passer et comment l’auteur va réussir à finir son livre. Bon… à la fin que faut-il en penser ? Je trouve ça un peu trop farfelu… On sort du livre épuisé par toutes ces horreurs.

Et franchement on a l’impression d’avoir été un peu mené en bateau !

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