Les chaussures italiennes – Henning Mankell

39602_1863613Depuis une dizaine d’années, Fredrick Welin, 66 ans, vit reclus dans sa maison en rondins, sur une île de la Baltique. Il a pour seule compagnie une chatte et une chienne, pour seules visites celles du facteur de l’archipel. Taraudé par le souvenir d’une erreur tragique qui a brisé sa carrière de chirurgien, Fredrick creuse chaque jour un trou dans la glace et s’oblige à un bain quotidien, histoire de se prouver qu’il est toujours en vie. Apparaît soudain une vieille femme mal en point: Fredrick reconnaît aussitôt Harriet, son amour de jeunesse, qu’il a pourtant abandonnée trente-sept ans plus tôt. Atteinte d’un cancer incurable, elle est venue lui demander de tenir sa promesse…

Après avoir vu l’adaptation du dernier épisode Wallander produit par la BBC, j’ai eu envie de me replonger dans les mots de Henning Mankell et j’ai profité de ce livre Les chaussures italiennes qui m’avait été conseillé depuis longtemps.

Pour le dire sincèrement, j’ai été déçu par ce roman. Je n’ai pas accroché à ce personnage. Un chirurgien qui, après une erreur, s’isole sur une île et va ressasser ses erreurs du passé en attendant la fin.

Dans la série de personnages qu’on rencontre dans ce roman, une ou deux ont capté mon attention, mais j’étais souvent perturbé par certaines actions du narrateur. Nous restons toujours avec lui et vu que je ne l’ai pas beaucoup aimé, je n’ai pas pu me régaler.

Les chaussures italiennes est un livre sur la solitude et sur notre besoin de compagnie. Le narrateur isolé sur une île ira après plusieurs péripéties retrouver des amis. Alors qu’une fourmilière attaque son salon et envahit son espace, il devra se libérer de ses freins pour avancer. Étrange image de cette fourmilière sur la table, dans la pièce où sont décédés ses grands parents. Une pièce qu’il abandonne à ses passagers clandestins.

En acceptant enfin de tenir une promesse qu’il avait fait plusieurs décennies plus tôt, le narrateur retrouvera un sens à sa vie. Henning Mankell dans ce livre parle beaucoup des femmes, plus que des hommes, leurs déceptions, leurs combats, leur place. Le texte est beau, le style aussi, mais je n’ai vraiment pas accroché à l’histoire et aux personnages, ça arrive… mais c’est dommage quand c’est Henning Mankell.

« Je vais faire aujourd’hui ce que je fais tous les jours en hiver. J’enfile un peignoir de bain et des bottes coupées, je prends la hache et je descends jusqu’au ponton. Il me faut peu de temps pour creuser mon trou, vu que la glace n’a jamais le temps de bien se reformer à cet endroit. Puis je me mets nu et je m’immerge. Ça fait mal, mais à peine suis-je ressorti de là que le froid se transforme en chaleur intense.

Je descends dans mon trou noir pour sentir que je suis encore en vie. Après le bain, c’est comme si la solitude refluait un peu. Un jour, je mourrai peut-être sous le choc du froid. »

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