Dough – John Goldschmidt

166971.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxNat Dayan, un vieux boulanger juif de l’East End de Londres, s’efforce de maintenir l’activité de sa boutique face aux velléités d’un supermarché voisin, qui va jusqu’à lui « voler » son employé. Sans grand enthousiasme, il embauche comme apprenti un jeune immigré musulman originaire du Darfour, accessoirement dealer de cannabis. Leur relation n’est pas de tout repos jusqu’au jour où un incident fortuit va relancer les ventes… Une comédie à la Ken Loach, qui nous parle d’amitié, de loyauté et de muffins magiques…

Dough est un petit film britannique, comédie sur la famille, les traditions, la religion. Nous avons passé un bon moment au milieu de cette petite communauté.

Dayan and Son, le nom de cette boulangerie familiale, tenue par un vieil homme qui n’aura pas la possibilité de léguer son entreprise héritée de son père à son propre fils qui a choisi une autre voie. Fatigué et usé par son métier, son employé débauché par la grande surface voisine qui souhaite concurrencer ses pains kashers. Dayan prendra comme apprenti un jeune africain, qui plus est, musulman.

Entre les deux, alors que tous les oppose, une complicité va apparaitre en malaxant la pâte à pain. Dayan aurait-il trouvé son fils ? Deux religions si différentes, en conflit de par le monde, et pourtant ces deux hommes vont se liguer pour sauver l’entreprise familiale.

Par un coup du sort, Ayyash verra son sachet rempli de cannabis se mélanger avec la pâte. Le succès sera immédiat, ses magic cakes feront à nouveau venir les clients. Il y a des scènes très drôles dans le film à partir de ce changement de clientèle…

Ayyash avait souhaité gagner plus d’argent en revendant du cannabis en trafiquant avec un dealer local, se mettant en danger face à cet univers dangereux. La drogue est une épée de Damoclès qui risque de détruire cet équilibre. Ayyash et sa mère prennent plus de place dans la vie de Nat, sa famille ne voyant pas cela d’un bon oeil.

Dough est un beau film sur des thèmes importants. Un feel good movie, qui n’arrive cependant pas à la hauteur des grands réalisateurs britanniques de Ken Loach (La part des Anges), Mike Leigh (Another Year, Happy go Lucky) ou Paul Andrew Williams (Song for Marion).