Chacun sa vie ou l’intime conviction – Claude Lelouch

Ils ne se connaissent pas, mais tous ont rendez-vous pour décider du sort d’un de leurs semblables.
Avant d’être juges, avocats ou jurés, ils sont d’abord des femmes et des hommes au tournant de leurs existences, avec leurs rêves et leurs secrets, leurs espoirs et leurs limites, tous sous un même soleil, chacun avec sa part d’ombre.
Dans une jolie ville de province, le temps d’un festival de jazz, la vie va jongler avec les destins…

Film choral, très bavard, je me suis profondément ennuyé.

Des dizaines de personnages, sans lien apparent entre eux, gravitent autour de Beaune, lors d’un festival de jazz… C’est quand même très très creux.

La scène d’introduction renvoie a la scène finale, un procès, ou le président du jury explique aux jurés leur rôle et leur parle de l’intime conviction… Montage vraiment perturbant il n’y a pas d’ordre chronologique, tout a l’air de passer dans le même espace temps mais tout est en réalité mélangé.

Quelques moments bons, drôles ou émouvants, j’ai particulièrement apprécié l’interprétation de Johnny Halliday, son rôle de sosie est la seule pépite du film… Le dialogue entre Béatrice Dalle et Eric Dupont Moretti vaut aussi le détour, Christophe Lambert, trop rare au cinéma aurait pu nous émouvoir si le film ne se perdait pas dans quarante histoires inutiles.

Une très grosse déception pour ce film, sans doute trop d’acteurs importants qui devaient se partager des miettes, des minuscules scènes, parfois a l’écriture et á l’interprétation pitoyable… Celle de Ramzy en islamiste… psfff…

Trop c’est trop… Chacun sa vie est pour moi le naufrage de l’année.