Vie sauvage – Cedric Kahn

viesauvagePhilippe Fournier, dit Paco, décide de ne pas ramener ses fils de 6 et 7 ans à leur mère qui en avait obtenu la garde.
Enfants puis adolescents, Okyesa et Tsali Fournier vont rester cachés sous différentes identités. Greniers, mas, caravanes, communautés sont autant de refuges qui leur permettront de vivre avec leur père, en communion avec la nature et les animaux.
Traqués par la police et recherchés sans relâche par leur mère, ils découvrent le danger, la peur et le manque mais aussi la solidarité des amis rencontrés sur leur chemin, le bonheur d’une vie hors système : nomades et libres.
Une cavale de onze ans à travers la France qui va forger leur identité.

Un homme rencontre une femme. Ils s’aiment. Ils imaginent leur vie future à deux. Loin des conventions et des « normes », ils rêvent ensemble d’une vie dans la nature. Un enfant est déjà là, le fils de Norah, Thomas a trois ans quand le couple se rencontre et quelques temps plus tard Tsali et Okyesa, enfants aux noms indiens…

Les enfants grandissent et les parents se séparent. La mère obtient la garde, souhaite arrêter cette vie de nomade et s’installe dans une ville au grand désespoir du père. Paco, le père décidera de vivre dans l’illégalité avec ses deux fils Tsali et Okyesa, habitera dans des campements, dans la forêt, dans des communautés, dans des cabanes, ou des maisons qu’ils construisent pierre par pierre.

Toujours sur le qui vive, effrayé par les policiers et fuyants les contrôles d’identité, ces trois sauvages vivront ainsi pendant 10 ans. Devant souvent prendre le large et fuir ces communautés lorsqu’une personne posait trop de questions, ou quand un des enfants, innocemment révélait la vérité.

Beaucoup d’interrogations dans ce film, le réalisateur Cedric Kahn se place en témoin, mais il y a peut-être trop de distance et on ne s’accroche pas à ces personnages. Leur vie est terriblement éloignée de la notre, que je n’arrive pas à les comprendre, à m’identifier.

Le film n’est pas mauvais, les acteurs jouent bien, les paysages sont beaux, isolés, loin de tout, mais je n’ai pas accroché. Je suis resté trop à l’extérieur de ce drame familial. Je pensais à la mère. Au demi frère qui restait en ville. Les deux fils pensaient parfois à leur mère, l’entendaient appeler pendant leur sommeil. Ils savaient que s’ils y retournaient ils ne verraient plus jamais leur père. C’est une vie et une adolescence hors normes qu’ils ont eu. Le film ne montre peut-être pas assez les dangers, les risques qu’ils encouraient. Pour toute personne raisonnable il doit bien y avoir une meilleure solution que la fuite n’est ce pas ? 

Non, vraiment, Vie Sauvage… je ne vous le conseille pas.

Une réflexion sur “Vie sauvage – Cedric Kahn

  1. Pingback: Vie sauvage – Cedric Kahn | Un Art Quotidien

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s