Nos cheveux blanchiront avec nos yeux – Thomas Vinau

nos cheveuxLe voyage géographique et intime d’un jeune homme. Walther quitte la femme qu’il aime pour aller vagabonder du nord au sud, des Flandres laiteuses jusqu’à l’Espagne éclatante. Un voyage qui finira par le ramener presque par hasard à l’essentiel, vers celle qui a su le laisser partir et attendre leur enfant. Composé d’instantanés d’une grande délicatesse, ce roman est conçu en deux parties : les jours d’errance puis la vie à demeure, les lointains dépaysants et l’art des petits riens.

Un roman qui nous emmène dans un voyage intime et européen, en train, en camion, dans un bus, à pieds, en bateau, avec un petit merle perché sur l’épaule.

Où partir ? Quand revenir ?

Nos cheveux blanchiront avec nos yeux, un livre poétique, une poésie de 90 pages sur l’homme, sur ses envies, sur son grand voyage, la paternité.

Dit comme ça, ça donne envie. J’avais été convaincu, séduit par une critique de France Inter qui disait que c’était LE livre à offrir. Tellement beau. Bien écrit. Au final… J’ai été déçu. Je n’ai pas ressenti autre chose que de l’ennui. Certes les phrases sont belles, les images, les métaphores, les mots se complètent, s’accrochent, se lient, s’aiment. Mais c’est le livre par excellence que je n’aime pas, l’histoire ici est secondaire, voire inexistante. Que le voyageur se promène d’Amsterdam à Gibraltar (en passant par Montpellier) ça ne nous apporte pas grand chose, pas d’émotions. Nous sommes un peu laissés sur le coté du chemin, abandonnés. Il n’y a rien qui nous emporte, hormis certains passages touchants.

J’ai été perturbé car ce n’est pas un roman avec un début, un milieu, une fin, avec le climax et le rebondissement habituel, ici juste une succession de petits paragraphes (l’éditeur appelle ça des « instantanés », c’est plus joli, mais ça n’apporte pas grand chose !). On se lasse vite.

Une femme enceinte attend l’homme, elle attend en regardant par la fenêtre les cheminées qui fument dans le ciel gris de sa ville. Pourquoi voyager seul quand ta femme t’attend ? Le plus beau voyage n’est il pas celui que l’on partage ?

Un roman sur la paternité, disent-ils également sur la couverture, mais les « instantanés » dans la deuxième partie lorsque l’enfant est né, ne touchent pas, n’émeuvent pas. Il a l’air perdu chez lui, presque plus encore que lorsqu’il se perdait dans les ruelles d’Amsterdam. Son enfant n’est pas l’essence de ses poèmes, lui, le poète continue de regarder le ciel, les arbres, les oiseaux. Son fils qu’il porte dans ses bras le matin, lorsque la maison dort encore, cela n’a pas l’air de l’inspirer. Peu « d’instantanés » sur l’enfant, quelques uns sur le couple, sur le lit chaud, sur la femme douce. 

Se perdre pour mieux se retrouver ? Est-ce l’intérêt du livre… Je l’ignore car nous, lecteurs, sommes perdus dans les mots de Thomas Vinau.

Alors que je m’attendais à mieux, j’ai été déçu.

Une réflexion sur “Nos cheveux blanchiront avec nos yeux – Thomas Vinau

  1. Pingback: Nos cheveux blanchirons avec nos yeux – Thomas Vinau « Un Art Quotidien

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s