Revival – Stephen King

revivalLa foudre est-elle plus puissante que Dieu ? Il a suffi de quelques jours au charismatique Révérend Charles Jacobs pour ensorceler les habitants de Harlow dans le Maine. Et plus que tout autre, le petit Jamie. Car l’homme et l’enfant ont une passion commune : l’électricité. Trente ans plus tard, Jamie, guitariste de rock rongé par l’alcool et la drogue, est devenu une épave. Jusqu’à ce qu’il croise à nouveau le chemin de Jacobs et découvre que le mot « Revival » a plus d’un sens… Et qu’il y a bien des façons de renaitre ! Addiction, fanatisme, religion, expérimentations scientifiques… un roman électrique sur ce qui se cache de l’autre côté du miroir. Hommage à Edgar Allan Poe, Nathaniel Hawthorne et Lovecraft, un King d’anthologie.

Stephen King est un auteur qui me plait beaucoup, j’aime sa façon de raconter, de faire vivre les personnages, de leur donner une identité en quelques phrases.

A chaque nouvelle parution, je l’achète, le lis en vitesse et le fais partager à mon frère qui est lui aussi fan.

Je suis tombé par hasard sur Revival, son dernier roman.

On entre très facilement dans l’histoire, c’est le talent de King de donner vie aux lettres. Jamie, petit garçon, joue avec ses soldats de plomb, il recommence la guerre 39/45 qui s’est terminée quelques années plus tôt. Au sommet de Skull Mountain, les Allemands se font exterminer par les tanks et les jeeps américaines.

Une ombre passe sur Jamie. Il relève la tête, et apparait, en contre jour le jeune et nouveau pasteur de sa petite ville, Charles Jacobs.

Charlie fait partager sa passion pour l’électricité et la religion à Jamie et à sa famille, devient apprécié par la communauté de fidèles qui est heureuse de voir un nouveau pasteur, bien que très jeune, qui va faire revivre leur paroisse.

L’enfance de Jamie se passe ainsi, jusqu’au jour du Terrible Sermont. La vie de Jamie en sera bouleversée.

Le livre Revival va suivre Jamie une longue partie de sa vie, jeune rocker découvrant la guitare et l’accord en MI, puis jeune adulte détruit par la drogue, écarté de son groupe de musique à cause de l’héroïne.

C’est dans une petite ville à Tulsa qu’il va recroiser Charlie, qui se fait dorénavant appelé Dan Jacobs, un forain, qui fascine son public avec l’électricité magique.

Charlie ou Dan Jabobs n’a jamais arrêté ses expériences sur l’électricité, il est certain de ces pouvoirs fascinants. Avec un casque, quelques boites étranges, un interrupteur, Dan Jacobs va tenter de sauver Jamie. Le soigner de son addiction à l’héroïne.

En sortira-t-il indemne ? Quels seront les effets secondaires du traitement ?

Jamie, dégouté de la drogue, repartira vers de nouvelles aventures, laissant son mentor Charlie derrière, qui continuera ses expériences.

Le lecteur suivra plusieurs décennies de la vie de Jamie et en parallèle celle du pasteur Jacobs. Le livre se dévore. Quelques sauts dans le temps gênent un peu, mais petit à petit on sent que la fin est proche. Quelles sont les réelles volontés du pasteur ? Pourquoi souhaite t-il autant découvrir cette énergie magique ? Jusqu’où ira t-il ?

Le livre Revival restera dans mes souvenirs pour cette fin glauque, une image qui vivra en moi longtemps. Un peu perturbé par la folle conclusion et l’imagination débordante du génie Stephen King qui prouve bien encore une fois son talent pour l’horreur.

J’aurais sans doute préféré une autre conclusion, moins horrifiante, plus crédible, mais je ne suis pas l’auteur et il faut parfois se laisser emporter loin, au delà de nos habitudes. Perdre pied, pour mieux se laisser emporter.

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