Avenue des Géants – Marc Dugain

géantAl Kenner serait un adolescent ordinaire s’il ne mesurait pas près de 2,20 mètres et si son QI n’était pas supérieur à celui d’Einstein. Sa vie bascule par hasard le jour de l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Plus jamais il ne sera le même. Désormais, il entre en lutte contre ses mauvaises pensées. Observateur intransigeant d’une époque qui lui échappe, il mène seul un combat désespéré contre le mal qui l’habite. Inspiré d’un personnage réel, Avenue des Géants, récit du cheminement intérieur d’un tueur hors du commun, est aussi un hymne à la route, aux grands espaces, aux mouvements hippies, dans cette société américaine des années 60 en plein bouleversement, où le pacifisme s’illusionne dans les décombres de la guerre du Vietnam.

Ce roman de Marc Dugain m’avait été vivement conseillé, ayant obtenu le prix des lycéennes de Elle. J’ai été plutôt désemparé et déçu à la lecture de ce livre. L’histoire ne m’a pas vraiment touché, je n’ai pas été convaincu par l’intérêt du livre. S’inspirant d’une histoire vraie, la vie de Al Kenner, tueur « fou » en Californie dans les années 70…

On a beaucoup de mal à s’attacher au personnage, et étant donné que le roman repose uniquement sur lui, on a doublement du mal à s’attacher au livre.

C’est un personnage psychopathe, fou, qui a décidé de rendre plus belle la vie de son père en tuant sa grand mère et son grand père. Sans vraiment de raisons. Al, adolescent tourmenté et surdoué, au QI supérieur à celui de Einstein (disent-ils) mais cela ne suffit pas à sortir de l’étouffement de sa mère. Une mère castratrice, qui l’humilie constamment. Al Kenner se rendra à la police après avoir tué ses grands parents et ira dans un asile où il sera traité par un psychiatre. C’est ce passage qui est le plus intéressant, la rencontre avec ce psy et Al. Mais dés qu’il aura l’occasion de sortir, on se demande bien où le roman va aller.

Par rapport à la construction du roman, on sait qu’il retournera en prison, car c’est là qu’il se trouve au début du roman, lorsqu’il raconte son histoire à une femme qui vient lui rendre visite.

De petits boulots en petits boulots, l’homme au QI supérieur à celui de Einstein (oui, je le répète car ils n’arrêtent pas de le répéter dans ce livre), vivotera. Essayant de s’éloigner de sa mère, pour au final être attiré par son influence néfaste comme un aimant.

Je m’ennuyais profondément. Je l’ai terminé car au bout de 230 pages tu espères que tu n’as pas lu pour rien et que le dernier tiers sauvera le livre. Non. Jamais.

Avenue des Géants de Marc Dugain est un livre que je ne recommanderai pas, beaucoup d’autres histoires meilleures que celles ci existent en librairies ou dans les cinémas. D’autres histoires où l’on peut véritablement éprouver de l’ampathie pour un héros, même un tueur, ici rien, nada… Le portrait de l’Amérique de l’époque est plutôt bon, on découvre ou redécouvre les années hippies mais cela ne suffit pas. Affaire suivante !

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Une réflexion sur “Avenue des Géants – Marc Dugain

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