Marius – Daniel Auteuil

mariusL’histoire de MARIUS se déroule sur le Vieux-Port de Marseille, dans le Bar de la Marine tenu par César et son fils Marius. Marius ne rêve que d’embarquer sur un des bateaux qui passent devant le bar et prendre le large vers les pays lointains. Fanny, jeune et jolie marchande de coquillages, aime secrètement Marius depuis l’enfance ; Marius, sans l’avouer, a toujours aimé Fanny. Pour retenir Marius, pressenti pour un engagement sur un navire d’exploration, Fanny lui dévoile son amour pour lui et parvient à attiser sa jalousie en provoquant une vive dispute entre Marius et un vieil ami de César, le maître-voilier Panisse, qui, beaucoup plus âgé, courtise Fanny.

Je coupe le résumé un peu avant la fin, pour les rares personnes qui n’ont jamais vu le film de 1931 ou lu le livre de Pagnol. Ne connaissant pas l’œuvre originale (n’ayant jamais vraiment été attiré par ce genre de films) j’aborde la version de Daniel Auteuil, comme je l’avais fait avec La Fille du Puisatier, lui donnant toute sa chance, sans chercher la comparaison. Que Daniel Auteuil reprenne le rôle d’un monstre sacré Raimu, soit. Cela ne va pas me bouleverser, il y en a eu, et en aura d’autres.

J’ai eu du mal au début à rentrer dans l’ambiance, cela sonnait un peu trop faux, les décors, les costumes, l’accent… Mais il n’a pas fallu longtemps pour me convaincre. Le jeu des personnages, le talent de Daniel Auteuil surtout, la qualité des dialogues de Marcel Pagnol et cette histoire d’amour impossible entre deux magnifiques amants…

La recette d’or du cinéma. L’amour.

S’incarnant ici entre Marius et Fanny, ou Raphaël Personnaz et Victoire Belezy. Plus convaincu par la beauté et le jeu de Fanny, ayant trouvé Marius un peu trop « tête à claque » avec sa mèche rebelle sur le front qui ne me donnait qu’une envie, me saisir des ciseaux et lui couper.

Les personnages secondaires : la mère de Fanny, Honorine (Marie-Anne Chazel) folle à lier mais terriblement drôle. Un peu en retrait dans ce premier volet, malheureusement, Panisse, alias Jean Pierre Darroussin, sans doute plus à son aise dans la suite « Fanny ». Et la partie de cartes (scène culte parmi les connaisseurs) ! Quel régal.

On sort frustré un peu par ce film, on a envie de voir, de connaitre la suite immédiatement. De ne pas attendre. La très belle scène finale entre Daniel Auteuil et Fanny, dans la chambre, devant la fenêtre, résume tout le film, beaucoup d’émotion, de sensibilité, de talent dans les jeux des acteurs et la qualité des dialogues, un mélange qui tout doucement laisse exploser l’émotion, les larmes coulent lorsque La Malaisie s’en va, loin de Fanny, de César, de Marseille et du sud de Pagnol. Envie de voir Fanny maintenant !

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