Un Automne à River Falls – Alexis Aubenque

un-automne-a-river-fallsEn ce début d’automne, deux assassinats commis coup sur coup viennent troubler la tranquillité toute relative de River Falls, déjà ébranlée par un sordide fait divers quelques mois plus tôt. Le premier crime fait grand bruit : Robert Gordon, un avocat brillant, philanthrope à ses heures, est retrouvé électrocuté dans le Jacuzzi de sa luxueuse demeure, sur les hauteurs de la ville. Tout laisse penser que le meurtrier a voulu faire croire à un suicide, mais le subterfuge est grossier. Le même jour, le corps d’un SDF roué de coups et jeté dans la rivière arrive à la morgue, sans susciter beaucoup d’émoi. A priori, aucun lien entre les deux affaires. Le shérif Mike Logan, épaulé par sa compagne, la célèbre profileuse Jessica Hurley, va devoir élucider les meurtres. Commence alors une plongée inquiétante dans les noirceurs de l’âme humaine qui révélera des secrets dévastateurs.

Entretien avec l’auteur suivez le lien.

Alexis Aubenque est un libraire qui est passé de l’autre coté, il a commencé à écrire des polars en 2008. 7 jours à River Falls est son premier roman. Il récidive avec Un Automne à River Falls, qui se passe plusieurs mois après le précédents, mais n’en est pas la suite directe.

Je n’ai pas lu le premier volet de cette trilogie (poursuivie par Un Noël à River Falls).
Je ne lirai pas le prochain.

On m’a conseillé de lire ce livre, qui a obtenu le Prix Polar en 2009 mais j’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans cette histoire. Il y a beaucoup de personnages qui se cotoient, qui se rencontrent. On se trouve dans une petite ville de l’état de Washington près de Seattle, le shériff Logan, sa fiancée détective du FBI, une journaliste d’investigation méprisée, des clochards, des étudiants, des riches avocats, banquiers, financiers… 

Trop de détails à se souvenir au début. Trop de questionnements, trop de : « qui est qui ! »

L’intrigue à cause de la succession de personnages peine à démarrer, on est pris au piège de cette accumulation. Le roman se délie et s’apprécie après plus de 200 pages quand les choses évoluent un peu. Mais en comparaison des autres grands polars-thrillers que j’ai lu récemment ce livre du jeune français Aubenque ne vaut pas le coup…

On retrouve comme toujours un passage dans le passé où sera commis un meurtre abject, une vengeance prendra forme au fil des pages. Le flashback est une habitude dans les romans, parfois cela apporte un vrai plus, il y a un grand mystère dans le passé, mais j’ai trouvé trop de choses « banales », déjà lues et déjà vues beaucoup d’autres fois. Les tueurs en série psychopates, on en voit tellement au fil des rayonnages de thrillers.

Je réalise que je deviens difficile en matière de thriller-polars.

Il faut vraiment une idée nouvelle, ou un style d’écriture, ou un je-ne-sais-quoi de différent.

Ce roman est sans doute apprécié par de nombreux lecteurs, ceux qui aiment lire un peu des thrillers, mais pour les passionnés de polars, qui ont besoin d’un niveau supplémentaire à chaque lecture, n’y trouveront probablement pas leur compte.

Je vais plutôt me concentrer à lire les conseils lecture de mon libraire adoré…

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