Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee

harper leeDans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche.

Ce roman culte publié en 1961 a été adapté au cinéma. Découvert par hasard dans une médiathèque, le titre me disait quelque chose, l’histoire me plaisait. Ce récit initiatique d’une jeune fille, la narratrice Scout, Jean Louise, sa relation avec les autres, son frère, son père, son meilleur ami Dill, ses voisins et ses camarades de classe.

Nous sommes en 1935 mais l’époque n’est pas capitale. On le découvre d’ailleurs pas loin de la fin du roman. L’Amérique est toujours un peu divisée, toujours entre le nord et le sud, les blancs et les noirs. On se croirait à l’époque de la ségrégation, dans cette petite ville d’Alabama. Pas loin du Mississippi, on repense au film Mud, et au sentiment que l’on avait, ce sentiment d’intemporalité, sans doute typique d’une région. 

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est un roman initiatique, mais aussi un conte, un roman sur la justice, on suit avec attention le procès au travers les yeux des enfants. Un conte car il y a beaucoup d’imaginaire… L’imagination des enfants pendant les vacances, cherchant à comprendre qui habite dans la maison d’en face, cet homme qu’ils ne voient jamais, un homme qui prend toujours les apparences les plus dangereuses.

L’enfance et l’adolescence, à quel moment devient-on un homme, ou une « dame ». Scout, salopette et pantalon toujours de rigueur pour son style de garçon manqué, rentrera t-elle dans la case où veut la mettre sa tante.  Son intérêt pour les noirs, est-il bienvenu dans une époque toujours marqué par le racisme ? Calpurnia, la gouvernante noire des Finchs, élève les enfants pendant que le père est absent, accueillie comme un membre de la famille dans cette maison.
Les habitants de cette ville sont-ils prêt à cela également ?

Un père avocat, tolérant, juste… un superbe portrait de père… Émouvant l’attachement à ses enfants, le respect qu’il leur donne. La liberté qu’il leur laisse prendre, sous réserve de bonne attitude. 

Ce roman m’a profondément touché, marqué, ému. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee me faisait penser à L’Attrape Coeur, autre classique Américain. Beaucoup de surprises dans ce livre, des évènements inattendus, des rebondissements, des pleurs d’enfants et des larmes de rage contre un monde injuste. C’est toute l’enfance qui est racontée, toute la beauté de cet âge.

Un roman qui fera sans doute partie des 10 plus beaux livres que j’ai lu.

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2 réflexions sur “Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee

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