Chien de faïence – Andrea Camilleri

chien de faienceTano u grecu, important mafieux menacé par ses pairs, décide de se livrer au commissaire Montalbano, mais il est abattu par ses anciens complices lors d’une terrible fusillade.

Avant de mourir, il a révélé l’existence d’une importante cache d’armes dans une grotte aux environs de Vigàta. Bientôt le cadavre d’un employé municipal vient s’ajouter à la liste.

L’affaire ne s’arrête pas là : dans l’arrière-fond de la grotte, on trouve les corps de deux amants s’étreignant dans la mort.

Touchant ! Troublant, surtout, ce chien de faïence qui semble monter la garde devant les défunts…

Montalbano ! Montalbano !! Un nom à retenir. 

Andrea Camilleri nous régale et on déguste son livre comme un plat de pâtes, il y a d’ailleurs à de nombreuses reprises des plats à nous faire saliver. Montalbano vient de Sicile, terre de la mafia, mais se trouve de l’autre coté, du coté de la loi. Grace à un ami pas très net, Gégé, Montalbano va entrer en contact avec un ennemi public, Tano U Grecu qui souhaite se livrer, mais sans se livrer, il a besoin d’une mise en scène. S’agissant de mise en scène Montalbano est un expert et va jouer la comédie de la capture de ce terrible mafieux. 

Les murs ont des oreilles et les policiers peuvent être corrompus, Tanu u Grecu sera vite abattu par ses anciens amis, Montalbano ne pourra rien faire d’autre que d’aller l’entendre soupirer ses dernières paroles. Le lieu d’une planque. Des armes. Des centaines. Et dans cette grotte, une autre grotte, où dormaient depuis 50 ans un couple enlacé. 

Le mystère s’épaissit. Les mythologies sont convoquées, chrétiennes, arabes ou égyptiennes… Montalbano va partir à la recherche de la vérité sur ce couple tué pendant la guerre.

Montalbano est un homme intrigant. Toutes les femmes en sont amoureuses, il les séduit avec son charme, son attitude désinvolte, mais n’arrive pas à se caser, alors que Livia ne demanderait que ça.

Montalbano a été adapté à la télévision et pendant notre séjour en octobre en Angleterre nous l’avions découvert, un peu surpris et pas vraiment convaincu par le troisième degré -ou le cinquième ?-, l’humour nous semblait hors de propos. Et pourtant c’est ce qui fait la force de cette série d’enquêtes. Andrea Camilleri écrit dans la langue de son père, en Sicilien, le traducteur conserve ce charme en modifiant les mots, en les rendant oraux. Les « personnes » deviennent des « pirsonnes », il y a de nombreux exemples, et le rôle du policier benêt Catarella provoque des explosions de rire.

Quel talent pour Camilleri, il arrive à nous enchanter avec un seul livre et nous donne envie de lire, pardon, de dévorer ses enquêtes, cuisinées avec amour et talent.  

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Une réflexion sur “Chien de faïence – Andrea Camilleri

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