Boyhood – Richard Linklater

324219.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxChaque année, durant 12 ans, le réalisateur Richard Linklater a réuni les mêmes comédiens pour un film unique sur la famille et le temps qui passe. On y suit le jeune Mason de l’âge de six ans jusqu’ à sa majorité, vivant avec sa sœur et sa mère, séparée de son père. Les déménagements, les amis, les rentrées des classes, les premiers émois, les petits riens et les grandes décisions qui rythment sa jeunesse et le préparent à devenir adulte…

Boyhood annonce la couleur : découvrir pendant 12 ans l’adolescence d’un jeune américain, années après années, ce coup de maître et cette idée de génie m’a tout de suite fasciné.

Séquences après séquences, on voit ce jeune garçon grandir sous l’oeil sensible de Richard Linklater, émouvant portrait d’une famille, recomposée, décomposée selon les époques, Mason Junior sera le témoin d’une époque.

Filmant quelques jours ou semaine par année, Richard Linklater a fait un gros travail pour situer l’adolescent dans son époque, avec des musiques, des clips à la mode, des évènements comme des matchs de baseball. Tout pour donner une indication du temps qui passe, comme si le visage changeant de Mason Junior ne le prouvait pas assez.

Les séquences sont tellement bien montées que l’on ne se rend pas toujours compte du changement de Mason, parfois les coupes de cheveux prouvent la différence d’année, mais il n’y a pas de coupure, d’interruption. On est guidés tout au long du film par la construction du réalisateur, des étapes et des épreuves que l’adolescent, sa soeur et sa famille traversent.

Au bout des 2h45 de film, on sent que l’enfant devient adulte, qu’il s’affranchit de ses freins, qu’il se libère de l’influence des parents, même si il reste à leur écoute. C’est un film touchant sur le temps qui passe, sur l’adolescence, les problèmes familiaux sont abordés, mais toujours du regard de Mason.

C’est un « feel good movie », pour donner envie de croire en ses rêves. Mason rêve de construire la vie qu’il désire. Accompagné d’une bande son réussie, ce long film de Richard Linklater réussit son pari, rendre concret l’adolescence, voir un adolescent grandir sous nos yeux de spectateurs de cinéma.

On admire le talent du réalisateur, son idée de génie, son travail sur le montage, pour lier tout cela. C’est surtout ça le point fort du film. On se laisse bercer par cette adolescence, les rencontres, les adieux, les amours. Sur une telle période de temps, on ne peut malheureusement pas toujours entrer réellement dans les sentiments des gens que l’on rencontre, c’est un très long film mais certains passages sont trop courts. Le film étant centré sur Mason et sa famille, on n’entre pas assez dans les personnages secondaires, des amis que Mason rencontre…

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Une réflexion sur “Boyhood – Richard Linklater

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