Les Enfants de l’aube – Patrick Poivre d’Arvor

      Le premier roman de Patrick Poivre d’Arvor est un roman d’amour. D’amour fou entre deux adolescents. A l’écart de la comédie des adultes qu’ils récusent. Ils se jettent dans la plus belle et la plus émouvante des aventures… comme des oiseaux contre une vitre dans les couleurs de l’aube. Cette tendre et tragique histoire d’amour, chacun de nous l’a vécue – ou rêvée.

Alors que Patrick Poivre d’Arvor est candidat à l’immortalité, j’avais envie de découvrir son premier roman, qui selon les éditeurs a été écrit alors qu’il avait 17 ans. Roman autobiographique, Tristan sera le double imaginaire de Patrick. Le livre a été publié en 1982, alors que Poivre d’Arvor est déjà un journaliste vedette, comme quoi la célébrité a sans doute joué pour publier son petit roman d’adolescent…

Une histoire d’amour, voila ce qu’on nous vend. Le lecteur n’est pas déçu à priori, oui, l’amour (fou) est là, les deux adolescents s’aiment plus fort que la mort. Pour eux qui vivent dans un sanatorium pour soigner leurs globules, le coup de foudre va les réveiller, les exciter. L’écriture frôle souvent l’excès de romantisme, un brin cucul… ce livre alterne le roman épistolaire et celui d’apprentissage. Le héros, Tristan, raconte à son fils Alexis son histoire, la rencontre avec Camille. La rencontre avec la femme de sa vie, et la mère du petit.

Camille, elle aussi malade, n’a pas envie de gâcher sa vie à se morfondre, elle est pleine de vie, courageuse selon Tristan, et accro à la séduction et au sexe. Tristan et Camille vont vite se rencontrer et l’auteur ne va pas perdre son temps avant qu’ils ne se livrent complètement. Qu’ils enfouissent leurs corps sous les couvertures, que les peaux se touchent et les corps frémissent. L’auteur décrit l’amour, l’acte, je veux dire, avec de nombreuses précisions et détails, peut-être c’est cela qui a fait de ce livre un best-seller, selon moi le livre hormis cela est vide. Ce qui m’a également perturbé c’est qu’il parle de cela, dans cette correspondance, de toute sa sexualité avec son fils de 12 ans. Il n’y a plus de mystère du coup. S’il n’y avait pas cette correspondance à son jeune garçon, cela ne me choquerait pas, mais la, je trouve qu’il dévoile trop…

Un roman vide car assez peu intéressant au final. Dés le début nous savons que cela sera une histoire tragique, que la mort rode dans ce sanatorium, que Tristan aura toute la peine du monde à oublier Camille.

Ce roman ne donne pas l’impression d’être écrit par un futur académicien, l’écriture est simple, enfantine, comme pour souligner le fait que le héros a 17 ans. Ce livre ne restera pas dans mes classiques, trop superficiel, et la fin complètement inutile. Certains passages semblent avoir été écrit par un collégien dans un atelier d’écriture ou un écrivain en herbe qui griffonne des cahiers dans sa chambre… Loin de la qualité attendue d’un académicien. Mais pouvons-nous juger son talent d’écrivain sur un seul livre ? Sûrement pas, mais en tout cas, après Les Enfants de l’aube, je n’ai pas trop envie d’en lire d’autres !

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