La délicatesse – David et Stéphane Foenkinos

Nathalie a tout pour être heureuse. Elle est jeune, belle, et file le parfait amour. La mort accidentelle de son mari va couper son élan. Pendant des années, elle va s’investir dans son travail, se sentir en parenthèse de sa vie sensuelle. Mais subitement, sans qu’elle comprenne vraiment pourquoi, elle embrasse un de ses collègues. Markus, un homme très atypique. S’ensuit alors la valse sentimentale de ce couple hautement improbable qui va susciter interrogation et agressivité au sein de l’entreprise. Choisit-on vraiment par quel moyen on renaît à la vie ? Nathalie et Markus vont finir par fuir pour vivre leur histoire et leur émerveillement à l’abri de tout. Cette histoire de renaissance est aussi celle de l’étrangeté amoureuse.

Il fallait bien que je regarde le film. C’était une obligation vis à vis de mes lecteurs et lectrices ! Une obligation qui m’a couté cher ! Une heure quarante de sacrifice. Voici maintenant mon opinion : … (…) … !!

Je n’ai pas grand chose à dire !

Si ce n’est que le film est d’une inutilité profonde. Il n’y a pas le regard critique qu’un réalisateur aurait pu porter sur l’œuvre d’un auteur, un regard différent qui aurait pu sublimer l’histoire, reprendre les bonnes choses et enlever le superflu, bref lui donner une vie à part.

Ici le film est réalisé en duo, par les deux Foenkinos, Stephane et David, ils ont pris le livre et ont simplement essayé par quelques touches (souvent pas terrible) de rendre l’histoire plus visuelle. Ils n’ont pas eu envie de garder par jeu ou par clin d’œil la scène racontée dans le roman sous la forme d’un scénario.

J’ai failli faire un malaise par tant de balourdise, ici plus de délicatesse, tout est lourd, les plans, les regards, le jeu des comédiens. Certains pourtant très talentueux ont du jouer ce film en roue libre, encaissant l’argent du cachet et jouant comme dans un court métrage amateur, ils ont été si mal dirigés par ces deux apprentis réalisateurs que cela se ressent énormément. Il y avait des passages où le texte et l’action était tellement improbables que les acteurs n’arrivaient pas à donner de la sincérité à leurs personnages. Je ne parle pas des premiers rôles mais des seconds, souvent très connus, mais très mauvais dans ce film.

La délicatesse est l’exemple type d’un choix inutile. A quoi bon toujours adapter un roman en film. Surtout lorsque la seule force du roman (oui j’admets qu’il avait des qualités -surtout en comparaison au film-) c’était le langage intérieur, les pensées des personnages. Dans le film on ne peut pas traiter ça de la même façon, ils ont essayé d’insérer quelques touches de voix off qui ont toutes été ratées, sauf la dernière, de François Damiens, dans le jardin de la grand mère, la seule scène que j’ai aimé du film (c’était aussi mon passage préféré du livre, et pas seulement parce que c’était les dernières pages).

La délicatesse est d’une inutilité monumentale. Évitez, comme j’aurais du le faire, de passer 1h40 assis devant ce film.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s