Central Park – Guillaume Musso

1540-1New York, huit heures du matin. Alice, jeune flic parisienne, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l’un à l’autre sur un banc de Central Park. Ils ne se connaissent pas et n’ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin. Impossible ? Et pourtant… Les questions succèdent à la stupéfaction. Comment se sont-ils retrouvés dans une situation aussi périlleuse ? D’où provient le sang qui tache le chemisier d’Alice ? Pourquoi manque-t-il une balle dans son arme ? Pour comprendre ce qui leur arrive et renouer les fils de leurs vies, Alice et Gabriel n’ont pas d’autre choix que de faire équipe. La vérité qu’ils vont découvrir va bouleverser leur existence…

Parce qu’après avoir lu un grand livre, presque un chef d’oeuvre de littérature Le Fléau, il faut bien reprendre ses esprits. Quoi de mieux qu’un « petit » Musso. Une écriture simple, des chapitres courts, un ou deux personnages seulement et définis en quelques traits rapide (parfois proche de la caricature cependant)…

L’amorce est vraiment intéressante et intrigante. Un couple se retrouve menotté à un banc. Perdu dans la forêt. Elle croit être dans une forêt proche de Paris, lui pense être autour de Dublin. Ils sont en réalité dans un des plus grands parcs urbain du monde, le plus connu aussi, Central Park.

Première mission, enlever les menottes qui les lient. Elle, flic au 36 quai des Orfèvres à Paris, lui musicien de Jazz. Ils n’ont rien en commun, ne se connaissent pas et vont devoir apprendre à faire équipe.

Plus on avance dans le livre (et on avance vite, vu l’épaisseur des caractères et la mise en page pour ce grand format), plus on découvre des petits secrets. Le passé revient hanter nos deux voyageurs. Avec quelques bonnes trouvailles scénaristiques, Guillaume Musso réussit à se sortir de ce guêpier. Cependant même si le rebondissement final est surprenant, je n’ai pas été complètement convaincu. On sent qu’il y a eu des sources d’inspiration chez certains de ses confrères mais je n’en dirais pas plus pour laisser tout le mystère.

Central Park est un roman policier, bon enfant, qui se lit très vite, où les personnages sont assez sombre pour être captivants. Nous ne sommes pas au niveau des grands auteurs, Guillaume Musso que je lis de temps en temps ne révolutionne jamais le genre. Il offre à son public un divertissement plaisant. Qui malgré une ouverture vraiment intrigante s’oubliera probablement vite.

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