Le petit copain – Donna Tartt

51PjuQdgZ-L._SX305_BO1,204,203,200_Dans une petite ville du sud des États-Unis, Harriet Cleve Dufresnes grandit dans l’ombre d’un frère décédé, retrouvé pendu à un arbre du jardin. Un meurtre non élucidé qui a anéanti sa famille.
Imprégnée de la littérature d’aventures de Stevenson, Kipling et Conan Doyle, Harriet décide, l’été de ses 12 ans, de trouver l’assassin et d’exercer sa vengeance. Avec, pour unique allié, son ami Hely. Mais ce que Harriet et Hely vont découvrir est bien éloigné de leurs jeux d’enfants : un monde inconnu et menaçant, le monde des adultes…

Par l’auteur du livre Le Chardonneret, Le Petit Copain m’avait été conseillé par une libraire. Imaginant une belle histoire dans la lignée de Don’t kill the mockingbird (Ne touchez pas à l’oiseau moqueur), je plongeais dans le monde d’Harriet plein de confiance. Il m’a fallu plusieurs centaines de pages pour réaliser qu’il ne se passait vraiment rien dans ce roman. Je continuais la lecture en espérant que la fin sauve le livre. Que la conclusion soit magique et qu’on pardonne ainsi les 700 premières pages. Alors certes, oui, je l’avoue, les 200 dernières pages m’ont un peu accroché, j’ai bien aimé la tension dans le château d’eau. Mais le livre est bien épais pour pas grand chose.

Je n’ai pas beaucoup aimé ce roman et ce n’est pas encore demain la veille que je lirai le pavé du Chardonneret qui est pourtant recommandé par beaucoup.

Le petit copain est un livre qui se passe dans le sud des Etats-Unis (avec des longues descriptions de la vie dans cet état) racontant l’histoire de deux familles, que tout oppose. Des gens plutôt aisés, la famille d’Harriet, les Cleve Dufresnes, vivant dans une belle maison. Et de l’autre coté, alternant entre la caravane familiale et des séjours en prison, les frères Ratliff, malfrats, drogués, et violents.

Harriet fera le souhait au début du roman de retrouver l’assassin de son grand frère, mort, pendu à un arbre. Avec l’aide de Hely, un petit voisin, très certainement amoureux transi d’elle, elle ira fouiner dans les archives de la bibliothèque municipale et posera des questions aux témoins de l’époque… L’intrigue du livre est géniale. J’aimais beaucoup l’idée de cette enquête 10 ans après.

Le résultat est malheureusement navrant, l’enquête est étouffée sous des nombreuses descriptions de la vie de ces familles, une enquête qui n’a l’air d’avoir ni queue ni tête, si ce n’est l’entêtement de cette jeune fille. C’est sans doute voulu par l’auteur de nous faire ressentir ça. Un acharnement vain, trop de temps est passé depuis le meurtre. L’assassin sans doute un marginal, passant par là, qui a tué Robin sans raison.

Harriet est on ne peut plus entêtée, au final c’est un peu pénible. 

Sur presque une année on va suivre Harriet, de sa maison où elle explore ses pistes, à un camp de vacances intégriste où elle s’y plait guère. Pendant cette année, Harriet verra la mort de près. Flirtant avec des serpents vénimeux… Prendra conscience de ses limites…

Si vous souhaitez vous ennuyer pendant plusieurs centaines de pages (environ 800) je vous conseille ce livre ! Si vous pensez comme moi qu’il existe des milliers d’autres livres excellents. Passez votre chemin !