Deux jours, une nuit – Jean Pierre et Luc Dardenne

490001.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxSandra, aidée par son mari, n’a qu’un week-end pour aller voir ses collègues et les convaincre de renoncer à leur prime pour qu’elle puisse garder son travail.

Depuis Rosetta, j’ai toujours suivi avec attention leurs films, Jean Pierre et Luc Dardenne sont pour moi les fers de lance du cinéma engagé européen, à égalité ou presque avec Ken Loach. L’excellent Olivier Gourmet étant presque toujours de la partie. Ici avec Deux jours, une nuit, il n’a pas le plus beau rôle, Jean Marc, le contremaitre a l’air de tout faire pour que Sandra (Marion Cotillard) soit licenciée.

La question « soit vous obtenez une prime de 1000 euros, soit Sandra garde son travail », dilemme immense dans notre société de l’individualisme. Souhaitons nous aider notre amie, collègue, en lui faisait garder son travail ? Prendre le risque de passer à coté d’une prime de 1000 euros, pour mettre du beurre dans les épinards.

Poser cette question de cette manière reflète l’horreur absolue de notre époque.

Le film des frères Dardenne va accompagner Sandra à la rencontre de ses collègues afin qu’ils prennent son parti et refusent la prime. Du porte à porte acharné… Face à ces collègues qui n’ont plus envie d’entendre parler d’elle. Ne souhaitant pas prendre le risque de perdre cet argent.

Comme d’habitude le cinéma des frères belges est très engagé. Très près des corps, caméra à l’épaule, une distance relativement courte entre notre regard compatissant et Sandra qui tente de s’en sortir. La caméra en restant si proche d’elle nous met à sa place, on imagine cette situation nous arriver. Les longs plans séquences (très difficiles à tourner selon Marion Cotillard) nous laissent sombrer dans le malaise que ressent Sandra. Tout juste guérie d’une dépression, cet aventure va t-elle la détruire ?

J’ai beaucoup aimé ce film, très sensible. Très humain. A l’opposé de cette société individuelle… On ressent l’envie d’aider Sandra, de l’accompagner faire du porte à porte.

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