Moka – Frédéric Mermoud

363522.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxMunie de quelques affaires, Diane Kramer part à Evian. Elle n’a qu’une obsession : retrouver le conducteur de la Mercedes couleur moka qui a renversé son fils et bouleversé sa vie.

Au bord du lac Léman un portrait intimiste de deux femmes nous est brillamment mis en scène par un  réalisateur suisse et interprété par Nathalie Baye et Emmanuelle Devos, magnifiques toutes les deux dans ce face à face.

Entre elles, une Mercedes de couleur Moka, une voiture. Importante comme un personnage. Diane (Emmanuelle Devos) a l’impression que c’est cette voiture qui a heurté son fils, Luc, qui sortait du conservatoire de musique. A son volant, d’après les témoins, une femme aux cheveux blonds.

Totalement effondrée par la perte de son fils unique, elle va partir à la recherche de l’assassin, traverser le lac pour le venger. Nous sommes loin des vengeances façon Kill Bill. Ici avec une caméra intimiste, sensible, au plus près des émotions, nous sentons monter la tension, de temps en temps la folie… En croisant un individu plutôt louche, trafiquant sur le lac, Diane trouvera un moyen pour acquérir l’arme nécessaire. S’entrainant au tir sur les hauteurs du lac avec cet homme, elle préparera son plan, repérera les lieux.

Le film Moka est un thriller mais pour une fois n’avance pas à cent à l’heure. Au volant de la voiture, notre héroïne Diane, qui pour se rapprocher du couple sera parfois Hélène, s’inventant des vies, créant une complicité avec l’un ou l’autre. Des très belles émotions dans ce film qui navigue sur les eaux parfois troubles de la vengeance.

J’ai beaucoup aimé et particulièrement le dénouement qui m’a arraché, comme souvent, des larmes. Je le recommande vivement.

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