Samba – Eric Toledano et Olivier Nakache

209765.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxSamba, sénégalais en France depuis 10 ans, collectionne les petits boulots ; Alice est une cadre supérieure épuisée par un burn out. Lui essaye par tous les moyens d’obtenir ses papiers, alors qu’elle tente de se reconstruire par le bénévolat dans une association. Chacun cherche à sortir de son impasse jusqu’au jour où leurs destins se croisent… Entre humour et émotion, leur histoire se fraye un autre chemin vers le bonheur. Et si la vie avait plus d’imagination qu’eux ?

J’ai beaucoup aimé voir Samba.

Samba est un film comique qui reste accroché au réel.

Grace à ces personnages, ce film prend toute sa force, des premiers aux seconds rôles, de Omar Sy à Yougar Fall (qui joue l’oncle de Samba). J’ai beaucoup admiré le jeu d’acteur d’Omar Sy, qui selon moi se révèle dans ce rôle de composition. Par sa démarche, son regard, son accent, Omar Sy s’est métamorphosé. Avec beaucoup de sincérité et d’émotion il parvient à rendre crédible son personnage.

Samba, clandestin, travailleur sans papiers, sans cesse aux aguets, souhaitant éviter au maximum les embrouilles, les contrôles de police qui le condamneraient à quitter la France.

Ce film est une comédie du fait de la rencontre de deux mondes, celui de Charlotte Gainsbourg, femme active, désactivée par un burnout, en recherche d’elle même, d’une paix intérieure qui lui permette de travailler à nouveau… Et celui des clandestins, de Samba et Wilson.

Il y a des grands moments dans ce film, lorsque les bénévoles de l’association dont fait partie Charlotte Gainsbourg essaient de comprendre les sans papiers pour mieux les aider dans leurs démarches. Un pétage de plomb qui évacuera la tension…

Sous la comédie, se joue le drame social, tous les sans papiers qui guettent les emplois au noir, au bord d’un canal, ou dans les centres d’intérim avec des papiers volés ou photocopiés, sous le regard souvent impuissant des employés. Des longues séquences montrent Samba et parfois Wilson au travail, au tri des déchets ou nettoyant les vitres des gratte-ciels. Samba est presque un film social. Politique, osons le mot.

Mais le film de Eric Toledano et Olivier Nakache ne propose pas de solution miracle, ne parle même pas du mariage blanc, peut-être pour ne pas brouiller les cartes, ce n’était pas ça le sujet. Samba sans cesse à la recherche d’une solution, parviendra-t-il à s’en sortir ? L’amour naissant avec Alice lui permettra-t-il d’entrevoir autre chose ? Les réalisateurs dressent avec leur regard particulier, empreint d’empathie et d’amour pour leurs personnages et leurs acteurs, dont Omar Sy à qui ils offrent ici un super rôle, un portrait de cette « sous » société, des invisibles.

Un grand bravo pour eux, pour Omar Sy, Charlotte Gainsbourg, et tous les autres pour leur composition, leur énergie, et ce film nous permet de rendre aussi hommage à tous ceux qui sont dans cette situation, coincés dans un entre deux, voulant quitter leur pays pour fuir un dictateur ou la misère et se retrouver ici, en France, rejeté par tous, obligé de travailler dans des conditions illégales.

 

 

Une réflexion sur “Samba – Eric Toledano et Olivier Nakache

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