La vie d’Adèle – Abdellatif Kechiche

adeleÀ 15 ans, Adèle ne se pose pas de question : une fille, ça sort avec des garçons. Sa vie bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune femme aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir le désir et lui permettra de s’affirmer en tant que femme et adulte. Face au regard des autres Adèle grandit, se cherche, se perd, se trouve…

Les palmes d’or sont toujours pleines de surprises, étonnantes, déroutantes, splendides, émouvantes…

Les palmes d’or ne sont pas toujours méritées.

C’est ce que je ressens avec ce « long » film de Kechiche. Beaucoup d’interrogations… Beaucoup de questions, notamment : « pourquoi a-t-il eu la palme? » « pourquoi autant de sexe? qui plus est filmé de cette manière… »

Prenant dés le début le partie de suivre son héroïne en gros plan, pour ne pas dire « très gros plan », Kechiche doit forcément continuer ainsi, d’où les scènes de sexe avec la caméra autant rapprochée. Ce parti pris à la base ne me gène pas, cela fait parfois penser aux frères Dardenne. Ce qui me saoule c’était une accumulation de très longues scènes, des discussions dans des salles de cours sur l’amour et la philosophie qui n’en finissent jamais, des discussions d’amoureuses sur un banc sous les arbres. Tout est trop dans ce film. Trop… Trop…

Pourquoi la palme ? Peut-être tout simplement, une palme politique, pour rendre hommage à l’amour entre deux femmes, chose rarement vu au cinéma (peut-être) ou le désir de saluer le travail d’un réalisateur (« tyrannique ») ! Très souvent on a l’impression que la palme est plus politique qu’artistique.

Ici, pour parler un peu plus du film en détail, deux familles vont apparaitre, les parents d’Emma, et ceux d’Adèle. Ceux d’Emma, mangent des huitres et des fruits de mer, artistes ou passionnés d’art, de bonne cuisine, et très tolérants, ceux d’Adèle, l’inverse, famille qui mange des pâtes à la bolognese en regardant Questions pour un champions, pas vraiment tolérants. Deux conceptions de familles, deux traits un peu forcés…

Les clichés sont nombreux dans ce film. En trois heures de temps on a largement le temps de les voir, de les revoir… Je ne suis pas expert en la matière mais je partage l’avis de l’auteure de l’histoire originale, qui est une bande dessinée, en effet cette personne dit que les scènes de sexe sont plutôt des fantasmes masculins. Pour un film qui se veut LE film sur l’amour lesbien, il aurait peut-être été bon d’écouter les conseils de lesbiennes, cela aurait peut-être remis un peu de vérité et de sincérité dans ces scènes de sexe. Surtout si ils voulaient que ce soit un élément important de l’histoire, le fondement de leur relation. 

J’ai eu vraiment l’impression d’un film voyeur. On peut très bien faire l’amour sous les couvertures, ou permettre aux gens d’imaginer, là tout est cru, ne rendant pas la chose belle et sensuelle.

Les récentes déclarations de Léa Seydoux me font vraiment ressentir l’ambiance étrange qui devait régner sur ce plateau.

Peut-être qu’on en parle trop tout simplement de ce film, qu’il aurait été aussi bien, voire mieux, avec une durée de 1h40, des plans plus courts, moins de perversité et plus de suggestion.

Une réflexion sur “La vie d’Adèle – Abdellatif Kechiche

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