Seul dans Berlin – Hans Fallada

seul dans berlinMai 1940, on fête à Berlin la campagne de France. La ferveur nazie est au plus haut. Derrière la façade triomphale du Reich se cache un monde de misère et de terreur. Seul dans Berlin raconte le quotidien d’un immeuble modeste de la rue Jablonski, à Berlin. Persécuteurs et persécutés y cohabitent. C’est Mme Rosenthal, juive, dénoncée et pillée par ses voisins. C’est Baldur Persicke, jeune recrue des SS qui terrorise sa famille. Ce sont les Quangel, désespérés d’avoir perdu leur fils au front, qui inondent la ville de tracts contre Hitler et déjouent la Gestapo avant de connaître une terrifiante descente aux enfers.

Roman fleuve, il présente sous une face méconnue la vie en Allemagne dans les années 40. Partant d’un immeuble, dans une rue, pour dresser un portrait général de la vie des allemands, l’auteur est Hans Fallada, qui décéda peu de temps après la publication de son livre en 1947 (qui fut son chef d’œuvre). Des résistants, aux policiers de la Gestapo, en passant par une simple postière, ou un jeune nazi, ce roman est impressionnant, par la quantité de détails que l’on découvre.

Même si… je suis un peu déçu car je m’attendais à mieux. Au final, les habitants de cet immeuble ne sont pas traités de la même manière, certains sont complètement oubliés, bien que leurs actes soient importants.

Ce livre fait évidemment penser aux romans de Philip Kerr, la trilogie berlinoise notamment, mais on est plus dans la vie quotidienne, il n’y a pas réellement de personnage principal, c’est un roman qui se rapproche du genre naturaliste, social. Pas de rebondissements à chaque page, mais une atmosphère qui prend petit à petit à la gorge, qui nous rend inquiets pour ces résistants.

Leur action semble si vaine, si minuscule en comparaison avec la machine de guerre nazie, des agents de la gestapo et de tous les espions, derrières leurs portes, observant, dénonçant leurs voisins, pour toutes les raisons possible. Ces quelques résistants continuent leur œuvre « minuscule » qui est l’essence même de leur vie, ils ne souhaitent pas rester assis à regarder ce monde, ils souhaitent prendre part à sa destruction. Ils ne pourront se regarder dans le miroir si ils n’agissent pas.

La violence des tabassages de la Gestapo parait très réelle, très impressionnante. Mais avec l’écriture de Hans Fallada, même les « méchants » peuvent nous toucher. Les minables bandits à la lutte pour leur survie sont broyés par la machine Nazie.

Un roman touchant, qui aurait pu, avec quelques détails en plus, me convaincre totalement.

 

Une réflexion sur “Seul dans Berlin – Hans Fallada

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