Deux petites filles en bleu – Mary Higgins Clark

Goûter d’anniversaire chez les Frawley : on fête les trois ans des jumelles, Kelly et Kathy. Mais, le soir même, de retour d’un dîner, les parents sont accueillis par la police : les petites ont été kidnappées. Après avoir rassemblé les huit millions de dollars de la rançon, Steve et Margaret entrent en contact avec le ravisseur. Le jour de l’échange, cependant, seule Kelly est là. Qu’est-il advenu de Kathy ? Alors que tout espoir semble perdu, Kelly affirme que sa sœur est bien vivante, comme si les enfants communiquaient par télépathie…

Jamais, depuis Un cri dans la nuit, Mary Higgins Clark n’avait plongé le lecteur dans un tel cauchemar : celui des rapts d’enfants.

Une vraie déception.

Je n’ai pas été convaincu par ce livre, par le style d’écriture de Mary Higgins Clark qui devient prévisible et dont les courts chapitres ne présentent que peu d’intérêt, au niveau de la langue et de l’action. Les situations deviennent souvent rocambolesque, les personnages trop caricaturaux…

Mary Higgins Clark a une plume bien taillée, son expérience ne lui donne pas envie de se renouveler et du coup, ses livres se ressemblent dans la forme. Les phrases sont courtes, il y a peu de descriptions des lieux et des situations, mais ce qui me choque le plus c’est le manque d’enquête, tout va vite, il y a tellement de personnages que l’on n’a pas le temps de s’attacher aux « gentils » qu’on tourne déjà la page, on change de chapitre et on passe sur une nouvelle action, avec des personnages différents.

C’est tellement rapide de lire ce livre qu’on n’a même pas le temps de réfléchir et de penser à ce qu’on a lu. Comme après un mauvais film on ressort sans n’avoir rien à dire. Pas de commentaires. Pas de critiques constructives.

Je ne relirai probablement plus de livres de Mary Higgins Clark, sauf lorsqu’on me les offre (comme celui ci). Il y a un tel décallage entre certains auteurs, c’est incroyable. De Coben à Ellory il y a déjà un gouffre, et on retrouvera aussi ce gouffre entre Coben et Higgins Clark. Il y a plusieurs genre de romans policier, le simple, le facile, le « premier pas dans le monde de la police » le Higgins Clark, ensuite d’autres romans seront mieux fait, plus psychologiquement intéressant pour le lecteur, les plus récents Harlan Coben, puis l’apothéose du roman policier c’est lorsque l’enquête, les personnages, l’intrigue est tellement bien tissée, tellement bien ficelée que tout devient un plaisir, Ellory, John Hart, Hamilton et tant d’autres. Ceux qui arrivent à se renouveler à chaque livre. Ceux qui se remettent en question… Même si parfois ils ratent le coche, ils essaient, ils ne sont pas uniquement là pour faire tourner l’imprimerie.

Mary Higgins Clark a perdu beaucoup de son crédit avec ce livre. La Nuit du renard m’avait pourtant beaucoup plu… Sans doute elle n’a plus pensé à se mettre en danger après ce gros succès et est devenue l’écrivaine qu’elle est aujourd’hui, assez prévisible, manquant de peps et de trouvailles…

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