The Search – Michel Hazanavicius

268544.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLe film se passe pendant la seconde guerre de Tchétchénie, en 1999. Il raconte, à échelle humaine, quatre destins que la guerre va amener à se croiser. Après l’assassinat de ses parents dans son village, un petit garçon fuit, rejoignant le flot des réfugiés. Il rencontre Carole, chargée de mission pour l’Union Européenne. Avec elle, il va doucement revenir à la vie. Parallèlement, Raïssa, sa grande sœur, le recherche activement parmi des civils en exode. De son côté, Kolia, jeune Russe de 20 ans, est enrôlé dans l’armée. Il va petit à petit basculer dans le quotidien de la guerre.

Tchétchénie, 1999, en ruine et en feu, les premières images saisissantes de Michel Hazanavicius confirment notre impression. On va voir un film dur, violent. Une plongée dans l’enfer des pays en guerre.

Première séquence, un soldat russe filme une vache morte dans un terrain boueux et va à la rencontre de ses camarades militaires, les voyant « interroger » des « terroristes ».

Par la fenêtre d’une maison un jeune garçon qui porte dans ses bras son petit frère assiste à la scène.

Le démarrage est excellent, on est de suite happé par cette violence et les images de guerre sont impressionnantes.

Au fil des minutes et de l’évolution du film, il y a malheureusement un relâchement dans l’intensité, même si la situation a été posée rapidement la suite est un peu trop lente.

Progressivement la relation entre Berenice Bejo et le garçon va redonner un nouvel essor au film et l’ennui ne reviendra plus.

Michel Hazanavicius a pris le parti de filmer des deux cotés, coté russe et coté Tchétchène. Le jeune russe qui doit s’engager dans l’armée et aller s’entraîner pour se préparer aux combats risque de perdre toute son humanité, dans ce cadre terrible où les morts cotés russes arrivent par hélicoptère, lui, jeune novice est chargé de les nettoyer, de les placer dans les cercueils, réécrivant parfois l’histoire lorsque l’un d’entre eux se suicide dans sa chambre, avant même d’avoir posé les pieds sur la zone de guerre.

Cette double vision, coté russe et coté Tchétchène je pense fait la force du film.

Film de guerre, de destruction, le film de Hazanavicius est troublant, le manque d’intérêt des commissions européennes (et autres) par rapport à ce conflit, cette soit disante menace anti terroriste qui permet aux russes des exactions terribles. Poutine déjà dans toute sa splendeur.

The Search est très fort dans son propos, la séquence à la commission européenne reflète bien le manque d’intérêt des occidentaux. The Search aurait pu selon moi aller plus loin dans l’émotion et le mélo. Chose rare, à signaler, mes yeux se sont juste légèrement mouillés.

Ce film me donnait vraiment l’impression d’un documentaire. De nombreux témoignages se succèdent, Carole (Berenice Bejo) écoute la vie des populations déplacés et agressés, compatissante mais impuissante, sentant qu’elle peut apporter plus à ce garçon. Cette plongée terrible dans la vie et les relations entre les soldats dans le camp d’entraînement, probablement exagérant certains aspects, faisait froid dans le dos. Une violence humaine, complètement destructrice.

La conclusion n’étant comme souvent que le point de départ.   

Une réflexion sur “The Search – Michel Hazanavicius

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