Tuer le père – Amélie Nothomb

« Allez savoir ce qui se passe dans la tête d’un joueur. » Amélie Nothomb est née à Kobé en 1967. Dès son premier roman Hygiène de l’assassin paru en 1992, elle s’est imposée comme un écrivain singulier. En 1999, elle obtient avec Stupeur et tremblements le Grand Prix de l’Académie française. Tuer le père est son 20e roman.

Le roman de Amélie Nothomb paru en septembre 2011 nous fait vivre le parcours d’une drôle de famille de magiciens. Norman et Christina qui vont héberger un adolescent abandonné par sa mère, le jeune Joe. Amélie Nothomb qui a l’habitude de créer des histoires loufoques récidive encore une fois. Baignant dans une atmosphère un peu hippie, post 68, où les gens prennent du LSD lors de grandes fêtes vouées au culte du feu… Joe veut devenir magicien et va trouver en Norman, son maître, son professeur.

De professeur, Norman va devenir le père de substitution que Joe n’a jamais eu, Joe, va se découvrir une famille… Une mère de substitution qu’il désire plus que tout, préférant rester vierge jusqu’à ce qu’il arrive à coucher avec elle, un complexe d’Oedipe fortement développé où il veut prendre la place du père.

Il utilisera tous les subterfuges possible pour arriver à ses fins et détruire le couple. La révélation finale détruira Norman totalement.

« Reno, Nevada, 1994. Jo Whip a quatorze ans. Sa mère, Cassandra, vend des vélos. Quand Joe lui demande où est son père, elle répond :

-Il m’a abandonnée quand tu es né. C’est ça les hommes.

Elle refuse de lui dire son nom. Joe sait qu’elle ment. La vérité est qu’elle n’a jamais appris qui l’avait mise enceinte. Des hommes, il en a vu défiler tant à la maison. La principale raison pour laquelle ils parent, c’est que Cassandra oublie ou confond leurs prénoms. »

Toujours ce style particulier, tout au long du roman, des phrases courtes, très courtes, sujet-verbe-complément, parfois quelques mots tarabiscotés provenant de l’univers étonnant de Amélie Nothomb surgissent, se créent un passage dans ces phrases courtes, laissent leur trace sur le papier… Je n’aime pas trop ce style littéraire. D’ailleurs est ce vraiment ce qu’on attend d’un livre de littérature ? On dirait presque une écriture débutante. Des successions de phrases courtes pour donner au lecteur l’impression que le livre avance vite qu’il est lu rapidement.

Ça, c’est sur, à ce niveau, avec cette auteure on peut lire les livres en 1h ou 2, pas besoin de beaucoup plus. On voyage toujours dans des histoires un peu bancales et à la fin on se dit « tout ça pour ça !? » Il y a souvent une déception à la fin des romans, comme si Amélie Nothomb se laissait aller à la facilitée, ne prenait plus de risques.

Je le répète à chaque lecture d’un livre de Nothomb, je sens que ce sera le dernier, et pourtant à chaque fois, je replonge. Ces histoires se lisent tellement vite qu’on se dit, « on ne perdra pas trop de temps si ça ne nous plait pas, autant lui donner une nouvelle chance, peut-être que ce livre sera son meilleur… » et finalement ce n’est jamais aussi bon que ce qu’on espère. Et on doit attendre la nouvelle rentrée littéraire pour son nouveau livre.

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