Skinheads – John King

skinheadsTrois générations d’une même famille, trois hommes issus du milieu prolétaire britannique. Terry English, skinhead propriétaire d’une petite société de taxis, n’est pas sûr d’être encore vivant pour ses cinquante ans, mais garde malgré tout sa joie de vivre grâce au ska et à sa jolie assistante Angie. Il décide de s’investir corps et âme dans la réouverture de l’Union Jack Club. Ray, le neveu de Terry, lutte pour contrôler sa haine de la société et n’a qu’un seul plaisir : passer son temps libre à provoquer les flics de. Et enfin Lol, le fils de Terry, quinze ans, skater punk adolescent à la recherche de lui-même…

Un livre intéressant par de nombreux aspects… John King nous offre une virée dans l’univers des Skinheads. Souvent catalogués nazis, racistes, ultra-violents, le livre n’élude rien. Des aspects de la violence en bande à la musique Skinhead, Oi ou Ska… Les trois portraits principaux (et les secondaires) nous permettent d’appréhender un peu mieux ce que fut (et ce qu’est) cette génération Skin. Skinheads nous fait penser au film This is England qui parlait également de la montée d’un groupe de Skinhead, et de leur attirance pour un jeune adolescent. Comme dans ce film on retrouve les différentes facettes. Tous ne sont pas ultra violents, certains essaient de lutter contre les préjugés en ayant une conduite irréprochable.

Le style est sobre, navigant entre plusieurs époques, les années 60 et la jeunesse de Terry, les années 80 pour l’adolescence mouvementée de Ray et les années 2000, où l’Europe est devenue l’ennemi de ce peuple Skin, qui se sent affaibli, qui voit son pays se laisser détruire par les décisions européennes.

Un roman social comme de nombreuses critiquent le disent, un roman du peuple, proche des gens. On est plus armé après avoir lu ce livre pour essayer de comprendre ce mouvement, qui fut au début en opposition au mouvement hippy, mais influencé par la musique Caribéenne, noire et métissée.

John King a une plume intéressante, surtout lorsqu’il s’intéresse à la bande, à ces meutes, des hooligans aux skins. Les descriptions des matchs de foot, vu depuis la tribune, avec le combat permanent entre supporters et policiers. Les fans de Chelsea, qui attendaient à la sortie ceux de Tottenham… 

Et la violence également entre communautés, entre skins et « pakis ».

Un roman qui m’a plu même si il  y avait certaines longueurs dans la dernière partie. Un roman que je vous conseille néanmoins, pour sortir des clichés.

Une réflexion sur “Skinheads – John King

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