Captain Fantastic – Matt Ross

126261-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxDans les forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis, vivant isolé de la société, un père dévoué a consacré sa vie toute entière à faire de ses six jeunes enfants d’extraordinaires adultes.
Mais quand le destin frappe sa famille, ils doivent abandonner ce paradis qu’il avait créé pour eux. La découverte du monde extérieur va l’obliger à questionner ses méthodes d’éducation et remettre en cause tout ce qu’il leur a appris.

Captain Fantastic est un chant d’amour pour la famille et la nature. Capitaine de vaisseau, navigant à bord d’un bus aménagé en camping car (ça fait envie!) le père, Viggo Mortensen, s’occupe de ses enfants alors que sa femme est à l’hôpital pour des graves problèmes de santé.

Une famille unie, solidaire, à l’écoute des uns et des autres, un père parfois difficile, demandant toujours plus à ses enfants, même lorsque ceux ci se blessent pendant un entraînement.

Une grosse difficulté frappera la famille lorsqu’ils apprendront le suicide de leur mère qui a décidé de mettre fin à ses souffrances. La scène verra se déchaîner les émotions, les larmes, les cris, certains gestes de violence contre cette nouvelle, la perte de la mère tant aimée.

Ce couple aimant souhaitait vivre dans la nature, une cabane aménagée dans la forêt, loin de toute civilisation, sans électricité, sans eau courante, pour offrir à leurs enfants une éducation idéale, loin de toutes influences de la société de consommation. Lorsqu’ils prendront la route pour aller à l’enterrement, le père et les enfants seront mis en face d’un monde qu’ils ne comprennent pas… L’éducation dans la nature trouvera ses limites, l’interaction avec les autres enfants de leur âge par exemple.

Le film est réaliste dans le sens où il ne va pas dans un seul sens, nous ne sommes pas face à un plaidoyer pour l’éducation à la maison (ou dans la cabane), le père prendra conscience de certaines limites, des dangers de son système, verra ses enfants grandir et parfois s’opposer à lui…

Joli film avec une belle musique et des images splendides, Captain Fantastic est l’exemple type du cinéma indépendant américain, on aime ce genre de film. On est bien dans cette famille, très originale. On pense à Little Miss Sunshine, à Into the Wild. Je vous le conseille, on passe deux très belles heures de cinéma.