Le chant des orques – Antje Babendererde

lechantdesorquesDepuis de la mort de sa mère, Sofie vit seule à Berlin avec son père, un photographe reconnu, mais qui n’a jamais été très présent. Lorsqu’il lui propose de l’accompagner un mois pour son travail aux Etats-Unis, Sofie hésite, puis accepte, consciente que c’est l’occasion de se rapprocher de lui. Ils s’installent donc à Neah Bay, dans un motel tenu par une Indienne et son fils, Yavid, un garçon beau comme un astre. Dès leur première rencontre, c’est le coup de foudre. Tandis que le père de Sofie part en reportage, la jeune fille passe son temps avec Yavid. Celui-ci lui raconte les histoires de son clan, l’emmène en zodiac voir des orques et travailler sur le canoë qu’il prépare pour les Makah, la grande fête traditionnelle annuelle. Jour après jour, grâce à Yavid, Sofie retrouve confiance en elle et le goût de vivre. Cependant, elle se dispute souvent avec son père, qui supporte mal de la voir grandir, et la fête Makah approchant, elle redoute l’inévitable retour à Berlin…

Découvert par hasard ce roman m’a passionné, j’ai beaucoup aimé la rencontre avec cette auteur, et ces personnages…

Ce beau roman sur l’adolescence, le deuil, la famille et l’amour prend toute sa force en étant mélangée à la culture indienne, à Neah Bay, dans l’état de Washington. Paysages fantastiques de la Cote Ouest Américaine, à coté de Seattle. Un univers marqué par les indiens américains, sur leur terre, avec leurs coutumes, leur Histoire. Sofie rencontrera Yavid, le fils de la propriétaire du Motel où son père et elle vont résider, pendant trois semaines.

Trois semaines c’est court lorsque les sentiments naissent.

Ce beau roman initiatique, nous émeut, par le choc des deux cultures, européennes et indiennes, un choc des civilisations aussi et des consciences… Yavid est beau et dés la première rencontre avec Sofie, qu’il surnommera Copper (cuivre), leurs différences vont s’aimanter. Yavid voit en Sofie, la femme cuivre et essaiera de lui faire prendre conscience de ses pouvoirs. Lui redonnant ainsi confiance en elle.

Partageant une forte passion pour les baleines tueuses, les orques, ils s’aventureront très proche de ces monstres marins… Ces rencontres au bord du canot pneumatique vont peu à peu les rapprocher et leur feront perdre conscience du danger.

Le père de Sofie verra cette relation d’un drôle d’œil, prudent, inquiet, ne voulait pas que sa fille souffre. Mais derrière son appareil photo, il reste en retrait du monde qu’il visite, tandis que Sofie va s’imprégner de cette culture différente, et rencontrera les gens qui la façonnent… Le portrait n’est pas seulement celui de Sofie ou de Yavid, on voit également comment son père s’en sort lui même face à cette nouvelle responsabilité d’avoir sa fille…

Ce roman donne très envie de visiter cette baie, Neah Bay, de voir les orques, les indiens, de penser à leur culture qui fut détruite et qui tente de se maintenir… L’auteure, Allemande, aime cette culture, cela se ressent dans la lecture. Son premier roman Lune Indienne traite du même sujet, et je pense le lire très rapidement tant j’ai aimé découvrir ce roman.

Je conseille donc cette lecture à tous les amoureux des grands espaces, des paysages à couper le souffle, des histoires d’amour et d’amitié qui existent au delà des frontières et des civilisations.

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